Agence QMI
Un économiste de l'Institut C.D. Howe, Jim Feehan, a déclaré cette semaine que le « coûteux » projet serait « inutile » si la province modifiait son système de tarification de l'électricité.
Qui plus est, un ancien ministre de la justice, Ron Penney, ainsi que l'ancien président des services publics de la province, David Vardy, ont qualifié le projet de « risque significatif », dans une lettre envoyée à un quotidien de la province.
Le projet, qui vise à générer 824 mégawatts d'électricité à Muskrat Falls dans le Bas-Churchill, au Labrador, est censé aider la province à faire face l'augmentation prévue de la consommation d'énergie.
Le projet consiste à installer des câbles sous-marins pour acheminer l'électricité de la centrale du Labrador vers la Nouvelle-Écosse, en passant par Terre-Neuve. Cette énergie pourrait aussi, au besoin, être vendue aux Américains.
Le gouvernement fédéral a conclu un protocole d'entente en août dernier avec la province, pour appuyer les projets de centrales électriques sur la partie inférieure du fleuve Churchill. Ce protocole prévoit qu'Ottawa va fournir ou acheter une garantie de prêt qui sera payable en cas de défaut de l'emprunteur. Le premier ministre Stephen Harper en avait fait la promesse lors de la dernière campagne électorale.
Le Québec, qui n'a jamais reçu une garantie de prêt pour ses projets hydroélectriques, a vertement dénoncé cette entente. Le gouvernement Charest voit dans ce projet une concurrence directe à Hydro-Québec, et s'oppose à que le fédéral s'en mêle.