Agence QMI
Ce budget s'annonce comme un des plus durs des dernières décennies. Le ministre des Finances devrait présenter des coupures annuelles d'au moins 4 milliards $, ainsi que des mesures pour restreindre les hausses de dépenses du programme de la sécurité de la vieillesse.
Les syndicats ont affirmé que ces coupes allaient entraîner des congédiements massifs. L'Alliance de la fonction publique du Canada devrait d'ailleurs organiser des manifestations, jeudi, devant des bureaux gouvernementaux partout au pays pour s'opposer à ce budget.
Les ministères et organismes fédéraux ont été invités il y a plusieurs mois à préparer des scénarios prévoyant des compressions de 5 % ou de 10 % de leur budget respectif.
Le ministre Flaherty a déclaré mercredi que le secteur public avait connu une croissance significative et qu'il était maintenant temps « que nous demandions à la fonction publique de participer aux restrictions budgétaires comme l'a fait le reste du pays ».
M. Flaherty a averti que le Canada n'était pas immunisé contre la crise économique en Europe et les problèmes de la dette aux États-Unis, et que de sévères mesures étaient nécessaires pour éviter une récession.
Il a ajouté que son « budget d'emplois et de croissance » montrera que le gouvernement est sur la bonne voie pour éliminer le déficit un an plus tard que prévu, et que les réductions de dépenses seront « relativement faibles », considérant un budget de 265 milliards $.
« Si vous voulez parler de grands programmes d'austérité, regardez du côté du Royaume-Uni aujourd'hui ou du Canada en 1995 et 1996. Ce n'est pas dans cet ordre de grandeur », a dit le ministre.
Le premier ministre Stephen Harper a déclaré plus tôt ce mois-ci dans un discours au Forum économique mondial en Suisse que le Programme de la sécurité de la vieillesse n'était pas viable sous sa forme actuelle, en raison du vieillissement de la population.
Le ministre des Finances n'a pas dit un mot concernant l'avenir de ce programme lors de l'annonce de la date du budget, mais on s'attend à ce que le gouvernement relève l'âge d'admissibilité à 67 ans.