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Argent
La Société générale de financement (SGF) a continué d’écrire ses résultats à l’encre rouge foncée et a annoncé une perte de 245M$ en 2009 ce qui est toutefois moindre aux 261 millions de l’année dernière.
Pour la société d’investissement, dont l’actionnaire est le gouvernement du Québec, la situation économique difficile a entraîné des pertes d'opération et des pertes de valeur importantes pour certaines entreprises de son portefeuille.
La perte comprend des dévaluations d'actifs et des frais de fermeture pour une valeur de 208 millions $ reliées à des entreprises pétrochimiques et forestières. En outre, des pertes d'opération de 19 millions $ ont été encourues, notamment dans le secteur de l'aluminium en raison d'une conjoncture défavorable en 2009.
La SGF a aussi souligné que ses frais d’exploitation ont diminué si on les compare avec ceux de 2008 passant de 34 millions $ à 31 millions $ pour le dernier exercice. Il s’agit d’une réduction de 9 %.
Un rôle dans la crise
En entrevue avec Argent, le PDG de la SGF, Pierre Shedleur n'a pas manqué de souligner le rôle de son organisation durant la crise.
«On a eu une crise, la plus importante depuis 1929. Notre rôle à la SGF a été de faire en sorte que les gens ne manquent pas d'argent et de crédit. Et c'est ce que nous avons fait dans plusieurs dossiers», a-t-il souligné.
Selon lui, les actions de la SGF ont permis de «protéger plus de 11 000 emplois au Québec».
C’est 288 millions $ qui ont été investis en 2009. Un montant de 75 millions $ a été accordé à la Minière Osisko pour continuer le développement du projet minier aurifère Canadian Malartic qui nécessite des investissements d’un milliard de dollars.
Un autre bénéficiaire d’importance, l’imprimeur Transcontinental a reçu 50 millions $ pour mettre de l’avant des projets dans les nouveaux médias et l’Internet. La Gestion forestière St-Maurice a également obtenu une part importante (60 millions $ ) des investissements pour un territoire forestier d’importance.
Il y a quelques semaines, Argent avait rapporté que la SGF allait enregistrer une perte d’environ 200 millions $ pour l’année 2009. Selon nos calculs, la SGF a perdu 1 milliard de dollars sur 10 ans.
Landry défend la SGF
Entre 2000 et 2008, la SGF a enregistré des pertes liées notamment au fiasco de la Gaspésia et à Pétromont, disparu depuis de l’Est montréalais suivant le déclin de la pétrochimie.
A l’occasion de la publication de cette information, Argent avait cru bon questionner l’ancien premier ministre québécois Bernard Landry qui s’était porté à la défense de la SGF.
Il y a beaucoup de gens qui sont au travail et qui ne le seraient pas si la SGF n’était pas intervenue», avait-il commenté soulignant que l’institution a fait naître et sauver plusieurs entreprises.