Michel Munger
Argent
Après avoir fait son chemin vers la télévision et les salles de cinéma, la 3D commence à attirer l’attention dans le secteur des magazines.
C’est fort certainement parce qu’une des publications les plus connues a décidé de s’en servir. Le numéro de juin de Playboy sera doté de pages centrales avec des lunettes 3D. Les curieux pourront le trouver en kiosque vendredi...
Faut-il s’attendre à ce que la 3D fasse devienne une tendance de l’imprimé comme au cinéma et à la télévision ?
Peut-être pas. Jimmy Jellinek, directeur éditorial de Playboy, dit que «dans l’environnement imprimé d’aujourd’hui, vous devez créer des événements en kiosque.» Ce même magazine consacrait sa couverture et ses pages centrales au personnage de dessin animé Marge Simpson il y a quelques mois.
Doug Bennet, éditeur de Masthead Online, une publication spécialisée sur l’industrie du magazine, doute que la 3D devienne importante.
«Il y a eu beaucoup d’expérimentation, admet-il. Le National Geographic y a déjà eu recours. Ça coûte très cher et ça sert habituellement à faire un coup de publicité pour un numéro précis, avec l’aide d’un commanditaire. Ça nécessite plus de ressources humaines et d’impression. Je n’ai jamais vu l’utilisation persister pour du contenu éditorial.»
D’autres formes d’ajouts bonifient par fois le contenu mais l’argent demeure un obstacle, ajoute M. Bennet. «Des magazines britanniques ont adopté avec succès l’ajout de contenu connexe au magazine sur un disque compact. Mais ça coûte cher.»
Selon M. Bennet, ce qui enthousiasme les éditeurs à l’heure actuelle est davantage un code graphique (QR code en anglais) qui permet aux lecteurs de prendre une photo à partir d’un téléphone intelligent.
«Ça envoie le navigateur de votre téléphone vers une page Web pour visionner du contenu ou obtenir un coupon rabais, explique-t-il. Tout ce que l’éditeur doit faire, c’est imprimer le code. Le National Post a commencé à expérimenter avec.»