Jean-François Cloutier
Argent
La faillite du fabricant américain de piles pour voiture électrique A123 Systems pourrait coûter plus d'un million $ à la société d'État Hydro-Québec, qui compte parmi les créanciers non garantis de l'entreprise.
Mardi, le fabricant a annoncé qu'il se plaçait sous la protection des tribunaux et qu'il cédait une partie de ses actifs reliés à l'automobile à l'américaine Johnson Controls.
La vente envisagée d'une participation importante à un groupe chinois aurait échoué et entraîné l'insolvabilité de l'entreprise.
A123 avait reçu une aide de 249,1 millions $ US du gouvernement américain pour développer ses piles.
Parmi les plus trente plus importants créanciers dont les sommes ne sont pas garanties figure Hydro-Québec, à qui A123 doit 1,5 million $ US, selon des documents de cour obtenus par Bloomberg.
Jointe par Argent, la porte-parole d'Hydro-Québec, Danielle Chabot, ne pouvait pas préciser dans l'immédiat pourquoi Hydro-Québec avait une créance avec l'entreprise ni combien la société d'État espérait récupérer.
La faillite d'A123 Systems relance le débat aux États-Unis sur le coût et le risque des aides gouvernementales dans le secteur des énergies vertes.
Solyndra, un fabricant de panneaux solaires, avait reçu une garantie de prêts de 535 millions $ du Département de l'énergie américain avant de déclarer faillite il y a deux ans, ce qui avait suscité un tollé.