Brian Lilley
Agence QMI
Les préoccupations relatives à l'intégration du Canada avec les États-Unis étaient dans tous les esprits des politiciens d’Ottawa, mercredi, alors que les députés ont réagi à l’information voulant que le premier ministre Harper se prépare à signer un accord commercial et sécuritaire avec les États-Unis.
Stephen Harper rendra une courte et rapide visite au président américain Barack Obama vendredi et on prévoit que les deux hommes vont annoncer qu’ils sont d’accord pour faire en sorte qu’il soit plus facile de faire du commerce transfrontalier à la frontière canado-américaine.
Les libéraux accusent le premier ministre Harper de tenter de cacher aux Canadiens l’importante question de la souveraineté.
« Les Canadiens ont le droit de savoir ce qui est discuté entre le président et le premier ministre », a déclaré le porte-parole libéral en matière d’Affaires étrangères, Bob Rae.
« Comment pouvez-vous continuer à discuter de quelque chose avec le président des États-Unis et avec le gouvernement des États-Unis, sans en parler d’abord avec le peuple du Canada. »
Les libéraux, qui ont lancé dans le passé l'idée d'un périmètre de sécurité commun avec les États-Unis, ont refusé de condamner quelque aspect spécifique des discussions, pour se contenter d’attaquer le manque de transparence. En fait, M. Rae a approuvé l'idée de trouver des façons de faciliter le commerce et les déplacements transfrontaliers.
Les critiques de l'harmonisation de la réglementation ont qualifié l’information de perte potentielle de la souveraineté canadienne. Le ministre de l'Industrie, Tony Clement, a dit à l'Agence QMI qu’il comprenait les préoccupations et qu’il ne voulait pas que le pouvoir du Canada de contrôler ses propres affaires soit donné en sous-traitance aux États-Unis.
« Il y aura des concessions mutuelles sur ce genre de questions, a dit le ministre Clement. Mais s’il y a une façon de se pencher sur les règlements qui, pour une raison absurde, sont dissemblables et ne font qu’augmenter les coûts lorsqu’on fait des affaires des deux côtés de nos frontières, alors oui, je pense que nous devrions examiner ces choses et essayer de réduire ce fardeau réglementaire. »
Tout accord devrait également chercher à faciliter les voyages aux États-Unis pour les citoyens canadiens. À ce chapitre, l’ambassadeur américain David Jacobson, a fait savoir que « l'administration Obama n'envisage pas la possibilité d'exiger des visas pour les Canadiens qui visitent les États-Unis ».