À lire également:
Conflit à la CCQ: 30 000 chèques arriveront en retard
Agence QMI
Le syndicat des employés de la Commission de la construction du Québec (CCQ) s'en remet au gouvernement du Québec pour régler le conflit qui l'oppose à son employeur, après avoir annoncé, lundi soir, qu'il déclenchait une grève générale illimitée.
Selon le Syndicat des employées et employés professionnels-les et de bureau (SEPB-Québec), le conseil d'administration de la CCQ a rejeté, lundi, la proposition du conciliateur.
L'hypothèse de règlement avait été présentée dimanche soir au SEPB, affilié à la FTQ, et aux représentants de la CCQ. Le syndicat a indiqué qu'elle prévoyait « des réaménagements au régime de retraite afin de rétablir l'équilibre des coûts courant et même de dégager un bénéfice, sans augmenter les contributions de la CCQ et des salariés ». Il s'était d'ailleurs dit « prêt à recommander l'acceptation de cette hypothèse de règlement ».
Le rejet de la proposition par le conseil d'administration « est une décision irresponsable de la part de la CCQ », a affirmé par voie de communiqué le directeur exécutif du SEPB-Québec, Serge Cadieux. Selon lui, ce rejet était d'autant plus déplorable que la proposition respectait les conditions imposées par le Conseil du Trésor.
Du côté de la CCQ, on estime que l'hypothèse de règlement présentée n'était pas assez ambitieuse. « Si le conseil d'administration reconnaît dans l'hypothèse de règlement une avancée du syndicat au sujet du déficit courant du régime de retraite des employés de la CCQ, il a toutefois jugé que cette hypothèse n'était pas suffisante », pouvait-on lire dans un communiqué diffusé mardi par la commission.
« Le CA souhaite donc que les discussions s'engagent sur la base de l'hypothèse déposée », a-t-on ajouté.
M. Cadieux a pour sa part pressé le gouvernement de rappeler à l'ordre la présidente de la CCQ, Diane Lemieux. Il a d'ailleurs accusé cette dernière « saboter les efforts (de l'État) pour faire le ménage dans l'industrie de la construction ».
Le déclenchement d'une grève générale illimitée à la CCQ, initialement prévu dimanche soir minuit, avait été repoussé par les représentants des 600 employés membres du syndicat en raison de la reprise des négociations entre les parties samedi.
D'ailleurs, après avoir annoncé mercredi dernier qu'ils déclencheraient la grève à compter de dimanche, les syndiqués avaient été mis en lock-out par leur employeur. Le lock-out avait cependant pris fin vendredi, en raison de la reprise des négociations.
Les coupes dans la masse salariale et le régime de retraite sont les principaux points de litige.