Argent, avec Bloomberg et Reuters
Le fondateur de la chaîne Best Buy (BBY)
veut racheter la part de la compagnie qu'il ne possède pas déjà et la privatiser.
Richard Schulze, qui a démissionné de son poste de président du conseil cette année, offre entre 24$ US et 26$ US par action. L'offre est supérieure d'au moins 36% par rapport au cours de fermeture vendredi à la Bourse de New York.
M. Schulze, qui est âgé de 71 ans, détient un peu plus de 20% des actions de la compagnie. À un prix moyen de 25$ US l'action, l'offre représente une valeur boursière de 8,5G$ US.
Mais le marché est sceptique quant à conclusion de la transaction, puisqu'à l'heure du lunch, le titre ne se négociait qu'à 19,25$ US. Il s'agit tout de même d'un bond de 9,1% ou 1,61$ US par rapport à la fermeture de vendredi, à 17,64$.
Best Buy est bien présente au Canada avec la chaîne de magasins d'appareils électroniques Best Buy et Future Shop. Les deux compagnies exploitent 220 magasins de grande surface au pays.
Aux États-Unis, Best Buy a fermé des magasins et supprimé des emplois, tout en misant sur un nouveau format de magasins pour améliorer sa performance. Au cours des huit derniers trimestres, la chaîne a rapporté des ventes en baisse dans ses magasins comparables, alors que ses clients migrent vers les marchands en ligne.
M. Schulze prévoit contribuer au rachat pour un montant de 1G$ US. Le reste de l'argent proviendrait d'une combinaison de fonds de firmes d'investissements privées.
M. Schulze a indiqué lundi qu'il rendait son offre publique après de vaines demandes faites auprès de la compagnie pour réaliser une vérification des livres.
Best Buy a affirmé que le conseil allait évaluer soigneusement l'offre de Schulze et qu'il allait agir dans le meilleur intérêt des actionnaires.