Michel Munger
Argent
Le dossier des hypothèques à risque aux États-Unis, une des principales causes de la crise financière de 2008, fait l'objet d'un règlement de 10 G$ US de la part de Bank of America (BAC).
Le géant bancaire a en effet accepté de verser ce montant à la société d'État Fannie Mae, qui garantit des hypothèques. L'argent servira à racheter des prêts et des titres de dette rattachés au marché.
Fannie Mae a vu la bulle immobilière américaine lui éclater au visage en 2007 et 2008, les pertes ayant entraîné sa nationalisation. Elle a garanti des prêts pour des acheteurs de maison qui ne se qualifiaient pas selon les critères hypothécaires traditionnels.
Fannie Mae estime qu'environ 297 G$ de prêts étaient impayés en date du 30 novembre dernier.
En pleine crise financière, de nombreux Américains se sont retrouvé avec une maison qui valait moins que leur emprunt. Ils étaient 12 millions en novembre 2008. Une partie d'entre eux a subi une saisie.
8,5 G$ pour les propriétaires
Or, le processus a été jugé abusif. Dans une annonce séparée, la Réserve fédérale des États-Unis fait savoir que 10 banques ont accepté de verser un total de 8,5 G$ afin d'aider des propriétaires de maison qui ont fait l'objet d'une saisie.
Les dommages versés varieront de quelques centaines de dollars jusqu'à 125 000 $ par tête, pour 3,8 millions d'emprunteurs qui ont été touchés par une procédure en 2009 et 2010. Les institutions financières incluent les géants Bank of America, Citigroup (C), JPMorgan Chase (JPM) et Wells Fargo (WFC).
Les discussions se poursuivent avec HSBC. En 2011, 26 G$ ont été versés par cinq banques pour des dossiers similaires.
Avec Reuters