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L'optimisme des directeurs financiers des entreprises canadiennes a fortement chuté au quatrième trimestre 2012, au point où ils ont réduit leurs prévisions de croissance et d'embauche.
L'enquête CFO Signals de Deloitte a vu l'optimisme net, soit la différence entre le pourcentage de directeurs financiers qui affichent une hausse et une baisse de leur optimisme, passer de 47 au troisième trimestre à -6 au quatrième trimestre.
«Les entreprises canadiennes sont de plus en plus préoccupées par l'impact négatif des problèmes économiques constants aux États-Unis et en Europe sur leurs activités d'exploitation», a commenté mercredi Trevor Nakka, co-leader du programme CFO chez Deloitte Canada.
«Ceci amène plusieurs d'entre eux à entreprendre des démarches pour préserver leur encaisse et protéger leurs revenus en provenance des marchés existants plutôt que d'investir et prendre de l'expansion.»
Les chefs de finance canadiens ont réduit leurs estimations de croissance des ventes à 5,5 % pour le quatrième trimestre, en baisse d'un point de pourcentage par rapport au trimestre précédent.
Par ailleurs, ils ne prévoient pas que la croissance des bénéfices nets sera supérieure à celle des ventes, une tendance qui se maintient depuis quelques trimestres.
Les répondants ont aussi fortement réduit leur prévision d'embauche, qui est passée de 1,1 % à 0,2 % au quatrième trimestre. Il s'agit de la prévision la plus faible de l'année.
Eddie Leschiutta, co-leader du programme CFO chez Deloitte Canada, estime que les entreprises restreignent leurs investissements dans l'attente de plus de certitude quant au mur budgétaire aux États-Unis et aux difficultés que vit l'Europe.
«Il est évident qu'un manque de clarté à l'égard de la politique fiscale est l'un des principaux défis auxquels les entreprises nord-américaines sont confrontées», a-t-il estimé.
L'enquête de Deloitte rend compte des opinions des directeurs de finance qui proviennent de sociétés dont les revenus annuels moyens sont supérieurs à 5 milliards $. Dix-sept directeurs financiers canadiens ont participé à l'enquête, qui a rejoint 86 directeurs à l'échelle nord-américaine.