Marc-André Gagnon
Agence QMI
Incapable de se qualifier à temps pour l’appel d’offres qui se termine le 7 juillet, Chantiers Davie risque de perdre des millions de dollars en contrats pour les navires de la Défense nationale.
Les travailleurs du chantier qui espéraient retourner au travail d’ici la fin de l’été ont appris mardi que Davie a officiellement demandé au fédéral de lui accorder jusqu’au 12 septembre pour se qualifier pour une part des 35 millions $ de contrats offerts.
Le 22 juin, la porte-parole de Chantiers Davie, Marie-Christine Saint-Pierre, avait indiqué au quotidien « Le Soleil » qu’il n’y avait pas eu de demande de report de la date butoir. Le vent a tourné dès le lendemain.
« Les gars sont tous découragés », a reconnu mardi Gaétan Sergerie, le vice-président du syndicat des travailleurs du chantier maritime de Lévis. C’est que, pour les travailleurs, le report de la date butoir signifie également le report de leur retour au chantier.
« Si c’est prolongé au 12 septembre, ça veut dire qu’ils vont ouvrir les appels d’offres quand? » s’est demandé M. Sergerie.
« Et avant qu’ils étudient ça, ça n’ira pas avant novembre, ça veut dire pas avant 2012. Ça fait longtemps, quasiment un an, qu’il savent que c’est le 7 juillet, le dépôt pour l’appel d’offres, je trouve ça un peu bizarre », a-t-il ajouté.
Imprévisible
« C’est certain qu’on comprend l’attente des employés, a rétorqué Mme Saint-Pierre. Le chantier est quand même fermé depuis avril 2010, ça fait plus d’un an maintenant. Personne n’aurait pensé que ça serait aussi long, mais malheureusement, on est dans cette situation-là. »
Chantiers Davie, qui négocie toujours tant avec ses créanciers qu’avec ses acheteurs potentiels, espère obtenir une réponse du fédéral d’ici la fin de la semaine.