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Les employeurs du Québec vont accorder des hausses salariales moyennes de 2,8% l'an prochain, soit à peu près comme cette année, selon une étude rendue publique jeudi par le Conseil du patronat du Québec (CPQ).
Sur le plan sectoriel, l'étude préparée par les firmes Aon Hewitt, Mercer, Morneau Shepell, et Towers Watson indique qu'il ne devrait pas y avoir d'écarts considérables dans les hausses entre les différentes catégories d'emplois (personnel administratif et technique, personnel d'exploitation, etc.)
Selon le CPQ, l'incertitude économique au plan mondial amène les gestionnaires à faire preuve de prudence quant à la rémunération, bien qu'ils peinent à attirer et à retenir des employés possédant des compétences-clés spécifiques dans certains secteurs.
L'organisme patronal note que les augmentations salariales prévues pour l'an prochain représenteront un coût moyen supplémentaire de 168$ en taxes sur la masse salariale, pour chaque employé.
Le CPQ a rappelé la situation peu concurrentielle qu'occupe la province à ce chapitre, soulignant que les employeurs du Québec paient annuellement environ 34% de plus en taxes sur la masse salariale que leurs concurrents de l'Ontario et 45% de plus que la moyenne canadienne.
«Dans un contexte de concurrence mondiale, où l'accès à une main-d'œuvre disponible, de qualité et à un coût concurrentiel constitue une priorité, il est essentiel que les employeurs bénéficient des meilleurs conditions possibles pour créer de la richesse et offrir ainsi une rémunération qui soit compétitive à leurs employés», a affirmé Yves-Thomas Dorval, président du CPQ.
La publication de l'étude du CPQ sur la rémunération suit celle publiée mercredi par l'Ordre des conseillers en ressources humaines agréés (CHRA), qui prévoit une augmentation salariale moyenne de 2,9% pour les employés du Québec en 2013.