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Le Syndicat des travailleurs de l’information du Journal de Montréal, son exécutif et la Centrale des syndicats nationaux (CSN) viennent de plaider coupable à des accusations d’outrage au tribunal dans le cadre du lock-out au quotidien de la rue Frontenac.
Les employés du journal, sur le trottoir depuis près d’un an, avaient pénétré à l’intérieur de l’immeuble du quotidien le 22 juillet dernier alors qu’une manifestation avait été organisée de l’autre côté de la rue.
Pourtant, une injonction rendue par la Cour supérieure le 26 juin 2009 leur interdisait de se trouver sur la propriété du Journal de Montréal et à l’intérieur de l’édifice pendant le conflit de travail.
La CSN et le STIJM ont reconnu leur culpabilité sur huit chefs d’accusations lors du procès pour outrage qui a commencé mardi dernier. Le procès se poursuit au moins jusqu’à lundi pour les accusations portées contre les 115 membres du syndicat qui se trouvaient également dans les bureaux du quotidien.
Ils sont passibles d’une amende pouvant aller jusqu’à 50 000 $, dans le cas de la CSN et du STIJM, et d’une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à un an, pour les individus. « Nous ne réclamerons rien quant à la peine, a souligné Mme Dessureault. La victime dans ce cas, ce n’est pas nous, c’est le système judiciaire. »
Une poursuite en dommage et intérêts a cependant été entamée contre la CSN pour les frais d’avocats encourus par la direction du Journal.
Pour l’instant, la CSN n’a pas voulu commenter la situation.