Agence QMI
La branche québécoise de l'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) demande au maire de Montréal d'agir pour préserver la Biosphère, que le gouvernement Harper veut transformer en centre météo.
« Le maire de Montréal a maintenant un rôle important à jouer afin d'assurer la survie de la Biosphère et de sa mission environnementale, a dit Magali Picard, vice-présidente de l'AFPC-Québec. Il ne peut demeurer muet devant cette lourde responsabilité. »
Symbole de l'Expo 67, la Biosphère, qui est depuis 1995 un lieu consacré à l'éducation environnementale, sera transformée en centre météorologique ouvert au public, avait annoncé en juin le gouvernement conservateur dans le cadre de son plan de réduction des dépenses.
« Souvent, ce sont des économies de bouts de chandelle », a commenté Anne Minh Thu Quach, porte-parole adjointe en matière d'environnement pour le NPD.
Le gouvernement fédéral est ainsi revenu sur une entente vieille de 25 ans qui ne devait prendre fin qu'en 2019.
La moitié des employés pourraient être remerciés au terme de la transformation.
Une vingtaine de personnes se sont donc mobilisées devant l'hôtel de ville de Montréal pour demander aux élus municipaux de se battre pour conserver la vocation éducative de la Biosphère.
« Elle ne doit pas devenir une coquille vide, a prévenu le secrétaire de la AFPQ, Pierre-Vilfrid Landry, qui ne croit pas au bien-fondé du centre météo. On demande au maire Tremblay de porter ses culottes. »
Le responsable de l'environnement à la Ville de Montréal, Alan DeSousa, n'était pas chaud à l'idée de régler le litige devant les tribunaux.
« On va y aller étape par étape, a-t-il dit. On va commencer par parler avec les gens, et ensuite on va décider si on va plus loin. »
Il a toutefois affirmé qu'aucune discussion n'a encore été entreprise avec le gouvernement Harper.