Michel Munger
Argent
Il n'y a pas que l'Ontario qui fait saliver les entrepreneurs québécois. En raison d'affinités historiques, la Floride attire aussi l'oeil et une mission commerciale tentera de leur faciliter la tâche du 16 au 18 avril.
Ce marché vient toutefois avec un nombre d'obstacles. Les lois sont différentes, la culture locale n'est pas la même et la présence d'un public de provenance sud-américaine font partie de la réalité du terrain floridien.
L'aspect légal de l'expansion n'est pas négligeable si l'on veut garder les droits sur ses produits et services, explique Marcel Racicot, président de la Chambre de commerce Québec-Floride (CCQF).
«Pour des fabricants qui ont des brevets et des marques de commerce au Canada, il faut protéger ces propriétés en territoire américain, précise-t-il. En alimentation, on ne peut pas exporter sans se conformer aux règlements de la Food and Drugs Administration non plus.»
L'argent peut aussi causer sa part de problèmes à la compagnie québécoise qui lorgne la Floride.
«L'expansion comporte des coûts, poursuit M. Racicot. Afin d'ouvrir une filiale, il faut chercher du financement et les banques américaines n'ont pas les mêmes politiques que celles du Canada. Toutefois, nous comptons souvent sur Desjardins et la Banque Nationale, qui ont des filiales là-bas.»
Une autre tâche importante est de bien comprendre les goûts et les particularités locales, conclut M. Racicot.
«Le homard est un produit très populaire en alimentation au Québec, mais moins connu en Floride, illustre-t-il. C'est le poisson local qui sera consommé par le marché.»