Jean-Luc Lavallée
Agence QMI
La Coalition avenir Québec a dévoilé son cadre financier tant attendu, vendredi matin. François Legault prévoit réaliser des économies de 2,1 milliards $ avec son « grand ménage » dans l'appareil gouvernemental.
Ces économies d'échelle seraient générées par des gains d'efficacité chez Hydro-Québec (110 millions $ la première année, 440 millions $ l'année suivante et 600 millions $ par année pour les trois prochaines années) et des réductions de dépenses dans les milieux de la santé (670 millions $ dans cinq ans) et de l'éducation (330 millions $ au terme d'un premier mandat).
La révision à la baisse des honoraires de pharmaciens rapporterait 250 millions $ par année.
François Legault est conscient qu'il ne sera pas d'amis « chez Jean Coutu », pour reprendre son expression. La révision du régime d'assurance-médicaments rapporterait également 250 millions $ au terme d'un premier mandat de la CAQ.
Engagements de 3,7 milliards $
C'est donc ainsi qu'il entend principalement financer ses promesses de 3,7 milliards (baisses d'impôts pour la classe moyenne, un médecin de famille pour tous, une heure de plus à l'école, augmentation du salaire des enseignants, soutien aux élèves en difficulté, etc.)
Le financement de ses engagements repose aussi sur des « hypothèses crédibles au sujet de la croissance des revenus », a avancé François Legault, lors d'un point de presse à la permanence du parti, vendredi matin, à Montréal.
« On a fait nos devoirs. Un gouvernement de la Coalition est prêt à prendre les commandes du Québec », a-t-il dit, affirmant que ses engagements ne compromettent pas le retour au déficit zéro en 2013-2014.
Endossé par Marcel Boyer
François Legault a encensé l'économiste Marcel Boyer qui a « endossé » le cadre financier de la CAQ. Il a assuré que son travail a été mené de façon indépendante, même si M. Boyer a contribué à son parti en 2011. Selon le registre des donateurs du DGE, il a versé 400 $ au parti de François Legault.
« Quand on a la signature de Marcel Boyer, c'est une garantie que le travail a été fait de façon rigoureuse », a affirmé le chef caquiste, qui a encensé son endosseur, un « professeur émérite » et un des « économistes les plus réputés du Québec ».