Marianne White
Agence QMI
Un gouvernement du Parti québécois créerait un fonds d'investissement de 10 milliards $ pour favoriser le développement économique du Québec et protéger nos fleurons de l'emprise étrangère.
Pauline Marois a indiqué que ce fonds serait géré par la Caisse de dépôt et placement du Québec dont le mandat sera revu afin de faire passer ses investissements au Québec de 20 à 25 %.
« Ce sera un virage majeur dans la politique économique du Québec », a dit la chef du PQ en visite au Saguenay.
La chef a noté qu'un fonds de 10 milliards $ sera réservé à même l'actif total de la Caisse qui est de 159 milliards $.
L'actif de la Caisse au Québec passera de 41 milliards $ actuellement à 51 milliards $ avec ce changement.
« Cet argent devra être utilisé pour protéger nos sièges sociaux, nos fleurons et pour soutenir le développement de nouveaux secteurs stratégiques », a dit Mme Marois, notant que cela pouvait se faire par le biais d'achat d'actions dans les entreprises.
Elle en a fait l'annonce devant un magasin de la chaîne québécoise Rona, qui a récemment fait l'objet d'une offre d'achat du géant américain Lowe's.
Mme Marois a noté qu'il fallait protéger les entreprises québécoises comme Rona, qui donnent de l'emploi à quelque 30 000 personnes au Québec en incluant les fournisseurs et les sous-traitants.
« On ne peut rester les bras croisés, nous devons agir et nous devons le faire avec force », a-t-elle dit, citant des sièges sociaux d'entreprises qui ont déjà quitté le Québec, dont La Senza, Domtar, Sico et Van Houtte.
Elle a soutenu que la politique proposée par le PQ aurait permis d'éviter le déménagement du siège social d'Alcan.
La chef du PQ a noté que les pertes de dizaines de milliards de dollars de la Caisse, le bas de laine des Québécois, ont été causées par le virage que lui a fait prendre le gouvernement libéral.
Elle a par ailleurs refusé de dire si l'actuel patron de la Caisse, Michael Sabia, était la bonne personne pour mener à bien ce nouveau mandat.
« On a vu que dernièrement il a été plus sensible à la nécessité d'investir au Québec. Que ce soit Michael Sabia ou quelqu'un d'autre, ce qui sera important c'est qu'on accepte d'endosser cette orientation », a-t-elle dit.