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Simon Lord
Argent
Être épicurien et homme d'affaires en même temps, c'est possible. Marcel Hachem et James Essaris en sont la preuve. Au cours des années 1980, ces deux passionnés de café ont laissé tomber leur emploi dans l'industrie de la restauration pour créer une bannière à la hauteur de leur idéal.
Une trentaine d'années plus tard, le duo est à la tête d'une centaine d'établissements au Canada et dans le monde.
" Ambiance. C'est notre mot d'ordre. Nos concurrents ont de petits locaux d'où les clients sortent aussi rapidement qu'ils y sont entrés. Nous, nous voulons que les gens restent et se détendent en dégustant un café de qualité ", explique Xavier Chambon, directeur du développement chez Cafés V.P., dont les principales bannières sont Café Vienne et Presse Café.
Pour bien des clients, les établissements du groupe sont donc une destination plutôt qu'un point de transit entre la maison et le travail, comme c'est le cas de bien des concurrents.
" Comme la bataille du café est féroce et que le marché a presque atteint son point de saturation, le seul moyen de marquer des points auprès des clients, c'est de se démarquer. Nous of-frons donc une variété de revues et de journaux afin de fournir aux gens une excuse pour flâner et décompresser. C'est ce concept qui a donné naissance au nom de Presse Café ", illustre M. Chambon.
70 recettes
L'entreprise compte aussi garder ses clients entre ses murs en leur offrant une variété de 70 recettes cuisinées sur place. Cafés V.P. compte d'ailleurs miser sur le repas du dîner pour croître au cours de prochaines années. Les graines de café, quant à elles, sont importées puis torréfiées au Québec.
La stratégie a profité. Depuis une quinzaine d'années, la croissance annuelle de Cafés V.P. s'est chiffrée en moyenne à 4 %, une évolution plus rapide que le marché. " Nous gagnons des parts ", se réjouit M. Chambon.
International
Les dirigeants sont à l'écoute de leurs franchisés et leur offrent une bonne marge de manoeuvre. C'est ce qui permet à l'entreprise de si bien percer sur la scène internationale.
" S'établir dans un autre pays, c'est relativement facile pour nous, parce que notre concept est déjà assez malléable. Il faut dire qu'on ne consomme pas de la même façon dans une tour à bureaux, à côté d'un cinéma à Saint-Eustache ou au Sénégal ", explique Xavier Chambon.
Cafés V.P. a actuellement des pied-à-terre en Australie, à Chypre, au Maroc, en France et au Sénégal. Les dirigeants ont récemment entamé des discussions afin de mener à bien des projets à Dubaï, aux Émirats arabes unis, à Bucarest, en Roumanie, et en Chine.