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Des économistes s'entendent pour dire que les politiciens sont peut-être trop optimistes quant à la croissance économique des prochaines années.
Chaque fois que le produit intérieur brut (PIB) croît de 1 % moins vite que prévu, cela se traduit par un manque à gagner de 500 millions $ dans les coffres du gouvernement. Si la fin de l'année est moins bonne que prévu, les estimations budgétaires seront donc brouillées pour l'ensemble des partis politiques.
Du côté du Parti québécois, l'hypothèse de limiter la croissance des dépenses gouvernementales à 2,4 % par année est réalisable, mais ce n'est pas un exercice facile, a indiqué Luc Godbout, professeur titulaire à la Faculté d'administration de l'Université de Sherbrooke.
« La moitié des dépenses pour les programmes gouvernementaux au Québec est allouée à la santé qui croît de 5 % par année. Si on donne 5 % pour la santé, cela veut dire qu'on ne donne rien aux autres ministères », a-t-il noté.
« La baisse des dépenses de programmes à 2,4 % est faisable, d'ailleurs le gouvernement a réussi à le faire au cours des dernières années, mais c'est un exercice difficile à maintenir à long terme », a ajouté M. Godbout.
Si on sait qu'une légère différence au niveau de la croissance du PIB à un impact considérable sur les prévisions financières, il faut savoir que les politiciens s'accordent une marge d'erreur dans leurs calculs, a pour sa part indiqué Jean-Michel Cousineau, professeur titulaire en économie à l'Université de Montréal.