Michel Munger
Argent
Research in Motion (RIM) et les fournisseurs saoudiens de télécoms sont en train de tester les moyens techniques de satisfaire les demandes en matière de sécurité de l'Arabie saoudite concernant le BlackBerry.
Le gouvernement local rapporte que RIM travaille sur trois serveurs qui doivent envoyer et recevoir des données en territoire saoudien avant que celles-ci passent par son réseau canadien sécurisé.
Cette mesure découle d'un accord qui est intervenu avec le pays arabe afin de répondre à ses soucis de sécurité nationale. Le réseau de RIM empêchait auparavant toute surveillance grâce à un système d'encryption dont seul l'utilisateur a la clé.
L'Arabie et une foule de pays de sa région disent craindre que l'absence de surveillance sur les données des utilisateurs permettent à des terroristes présumés d'échapper à leur contrôle.
Le gouvernement menaçait de suspendre la messagerie instantanée sur BlackBerry, ce qui aurait pu toucher environ 700 000 clients.
Les autres pays qui ont critiqué le téléphone intelligent de RIM pour des raisons comparables sont les Émirats arabes unis, l'Inde, le Liban, l'Algérie et le Koweït. Toutefois, seuls les Émirats ont lancé une menace de suspendre le service en octobre.
Les pays qui se sont porté à la défense de RIM avec leurs moyens diplomatiques sont le Canada et les États-Unis, qui ont cité le besoin d'équilibrer les demandes avec les droits des utilisateurs.
Avec Reuters