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Le Bureau de la concurrence du Canada poursuit trois géants des télécoms canadiens pour publicité trompeuse. Il entend leur réclamer des sanctions de 30M$.
Le Bureau de la concurrence a annoncé vendredi qu'il a engagé des poursuites contre Bell Canada (BCE), Rogers Communications (RCI.B)
et Telus (T)
pour qu'elles cessent la publicité trompeuse à l'égard de leur messagerie texte à tarif supplémentaire élevé.
L'Association canadienne des télécommunications sans fil (ACTS), qui regroupe les acteurs de l'industrie, est aussi poursuivie.
Selon le Bureau, les trois compagnies et l'ACTS ont facilité auprès de leurs clients la vente de contenu numérique à tarif supplémentaire, tels que des quiz été des sonneries d'appel, dont la tarification n'avait pas été convenablement divulguée.
«Les consommateurs avaient faussement l'impression que certains messages textes et applications étaient gratuits», a expliqué Melanie Aitken, commissaire de la concurrence.
«Malheureusement, dans de trop nombreux cas, les consommateurs n'étaient informés des frais imprévus et non autorisés que sur leurs factures de téléphone cellulaire.»
Selon le Bureau, le contenu numérique en question peut coûter jusqu'à 10$ par transaction et jusqu'à 40$ pour un abonnement mensuel. Ces frais s'ajoutent au coût des forfaits de messagerie texte ordinaires.
Les contenus sont produits par des fournisseurs externes, mais Bell, Rogers et Telus empochent une portion des recettes, estimée généralement entre 27% et 60%.
«À l'heure actuelle, la divulgation de ces frais laisse beaucoup à désirer, et Bell, Rogers et Telus tirent profit de ces frais aux dépens de leurs clients respectifs», affirme le Bureau.
Le Bureau réclame le remboursement intégral des consommateurs ainsi que des sanctions administratives de 10M$ pour chacune des compagnies et de 1M$ pour l'ACTS.