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Peu de chances que la transaction déraille
Michel Munger
Argent
Réagissant à l'offensive de Cogeco, Québecor et Eastlink, qui exigent de faire bloquer l'acquisition d'Astral, Bell Canada assure que la concurrence médiatique sera bien servie.
Bell a refusé d'accorder une entrevue à Argent.
«Avec Astral, dit Martine Turcotte, vice-présidente exécutive pour le Québec, nous pouvons lutter à armes égales avec l'entreprise de câblodistribution et de médias qui domine depuis longtemps au Québec, Québecor. Nous amenons de nouveaux investissements et une concurrence accrue sur le marché des médias.»
Bell avance que sa filiale Média comptera pour 33,5% des parts de marché en télé anglaise et 24% en français. Elle estime que c'est sous le niveau des 35%, qui permet à une transaction de se réaliser sans soulever de problème.
Selon sa lecture des faits, sa portion de l'auditoire francophone demeure six points sous celle de Québecor. De plus, elle estime que Vidéotron contrôle encore la distribution télé au Québec, détenant les deux tiers du marché. Bell dit compter 20% des abonnements.
«Bien qu'il soit compréhensible que nos rivaux tentent d'éliminer la menace concurrentielle que représente Bell, les consommateurs sont gagnants lorsque les entreprises innovent, investissent et se font concurrence sur le marché au lieu de jouer à des jeux réglementaires», dit pour sa part Mirko Bibic, chef des affaires juridiques et réglementaires chez Bell.
Bell indique qu'elle rendra son contenu accessible et qu'elle respectera les règles du CRTC.