Olivier Bourque
Argent
Le syndic responsable de la faillite d'Aveos, FTI Consulting, demande à la cour de repousser à nouveau la date butoir pour la fixer au 31 octobre prochain afin de liquider les activités d'entretien de moteurs et de la division de maintenance des composantes chez Aveos.
La date avait déjà été repoussée au 13 juillet pour la division des composantes et au 24 juillet pour les activités d'entretien des moteurs. La Cour supérieure devrait prendre sa décision le 26 juillet prochain.
FTI Consulting affirme avoir besoin davantage de temps pour compléter différents processus avec des clients, mais aussi avec l'Agence du revenu du Québec et Revenu Canada.
Le syndic a aussi été avisé par Air Canada que le transporteur avait besoin d'un nouveau délai concernant des questions reliées aux contrats avec de futurs acquéreurs la division de maintenance des composantes.
FTI Consulting affirme du même coup qu'aucun créancier ne subira de préjudices si la cour acceptait ce nouveau délai.
La relance des activités de maintenance de moteurs et de composants d'avions pourrait permettre de redonner du travail à quelques centaines des 1800 ex-travailleurs d'Aveos.
Selon nos informations, au moins quatre groupes – tous des groupes internationaux – se sont montrés intéressés à la maintenance des composantes. Certains de ces groupes se sont même rendus à Montréal lors des derniers jours.
500 employés replacés
La perspective d'un nouveau délai enrage toutefois Jean Poirier, représentant syndical des ex-employés d'Aveos.
Selon lui, environ 500 ex-travailleurs se sont déniché de l'emploi, mais le problème, c'est qu'ils sont parfois été obligés de travailler dans d'autres domaines que l'aérospatiale.
« J'en ai qui sont maintenant chez Bombardier, chez Air Transat, mais il y a aussi une proportion importante de mes gars qui sont en construction et dans le secteur de l'électricité. Donc, on ne peut pas dire qu'un délai, ça fait notre affaire », a indiqué M. Poirier en entrevue avec Argent.
Si la cour va de l'avant avec un nouveau délai, M. Poirier s'inquiète que les travailleurs soient découragés et décident de changer de domaine de travail.
« Plus on va d'extension en extension, plus on va perdre notre expertise à Montréal. Ce n'est pas du tout souhaitable », a-t-il ajouté.