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La saignée se poursuit dans le domaine pharmaceutique montréalais : la compagnie pharmaceutique AstraZeneca a décidé de fermer son centre de recherche et développement situé dans l'arrondissement de Saint-Laurent.
L'entreprise a pris cette décision dans le cadre d'une réorganisation mondiale de ses activités.
La fermeture va entraîner la suppression de 132 emplois à temps plein.
L'établissement est l'un des principaux centres de recherche en neurosciences exploités par la compagnie londonienne. Son personnel se concentrait sur la découverte et le développement de nouveaux traitements pour la douleur chronique.
« Tous les employés licenciés devraient quitter nos installations d'ici la fin du mois de juin », a indiqué en entrevue Jennifer Robinson, directrice des communications et relations externes chez AstraZeneca.
AstraZeneca a annoncé d'autres changements, jeudi. Les effectifs mondiaux de la société seront réduits d'environ 7300 postes, dont 1800 dans ses 14 principaux sites de recherche et développement.
Ces licenciements s'inscrivent dans le cadre d'un plan de restructuration visant à réaliser des économies annuelles de 1,6 milliard $ US. Le programme annoncé en marge de la publication des résultats financiers du groupe coûtera 2,1 milliards $ US. Les profits d'AstraZeneca ont atteint près de 10 milliards $ US en 2011.
AstraZeneca emploie 800 travailleurs dans l'ensemble de ses installations du Canada.
Il y a deux semaines, Astra Zeneca a vendu un immeuble qu'elle possédait à Ville de Mont-Royal, à la compagnie ontarienne Pnuvax Pharmaceuticals.
Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, a réagi à l'annonce de la fermeture jeudi après-midi.
« Pour renforcer les actions proposées dans la Stratégie de développement économique, notre administration, en collaboration avec ses partenaires économiques du réseau des CLD-CDEC, offre toute sa collaboration au gouvernement du Québec pour accélérer la mise en place de mesures viables visant à améliorer l'attractivité du territoire montréalais pour les activités manufacturières et de recherche », a indiqué Gérald Tremblay dans un communiqué.
La fermeture d'AstraZeneca s'ajoute à celle du géant pharmaceutique Johnson & Johnson qui a annoncé en janvier que son centre de recherche de la rue Notre-Dame, à Montréal, disparaîtra en mars.
Ces fermetures s'inscrivent dans un contexte difficile pour l'industrie pharmaceutique québécoise, durement frappée par la récession de 2009.
La liste des entreprises qui ont effectué des restructurations ou fermetures dans la province est longue et inclut Merck Frosst, Theratechnologies, MDS, Sanofi-Aventis Abbott et Teva.