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ArcelorMittal, leader mondial de la sidérurgie, envisagerait de céder une participation minoritaire dans son activité canadienne de production et d'exportation de minerai de fer.
La vente de participations pourrait représenter près de 30 %. Selon les sources, cette cession d'une part minoritaire suscite un grand intérêt de la part des sidérurgistes asiatiques.
Le groupe aurait choisi RBC Capital Markets et Goldman Sachs comme banques conseils sur cette affaire. L'opération pourrait être annoncée d'ici la fin de l'année. Si elle se concrétise, l'initiative pourrait générer une somme estimée à près de 3 milliards $ ce qui permettrait à la multinationale de réduire sa dette de 22 milliards $.
Le porte-parole d'ArcelorMittal Mines Canada, Eric Tétrault, a refusé de commenter l'information.
Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, a indiqué via son compte Twitter qu'il s'agit d'une « mauvaise nouvelle et une opportunité pour la Caisse ».
ArcelorMittal, premier sidérurgiste mondial et un des premiers exportateurs de minerai de fer du Canada, réalise environ 40 % de la production du pays. Le groupe exploite une mine à ciel ouvert au Québec, soit celle du Mont-Wright ainsi que l'exploitation du gisement de fer de Fire Lake sur la Côte-Nord du Québec.
L'entreprise possède également le complexe industriel de Port-Cartier, dont une usine de bouletage de minerai de fer, une zone de stockage et des installations portuaires pour le chargement. D'ailleurs, au printemps 2011, l'entreprise a annoncé un investissement de 2,1 milliards de dollars pour l'agrandissement de sa mine de fer à Fermont et de son usine de bouletage de Port-Cartier. Avec cet investissement, la multinationale prévoit la création de 900 nouveaux emplois.
ArcelorMittal s'est récemment entendue avec ses employés dans un nouveau contrat de travail de six ans qui accorde des augmentations de salaire de 4,1 % par année.
Depuis, elle tente de réduire ses coûts en raison principalement de la chute du marché de l'acier. Dans certains pays, la demande est de 25 % moins élevée qu'en 2007.
Les producteurs d'acier sont confrontés à une baisse de la demande en Europe et au Japon et à un ralentissement en Chine, premier producteur et consommateur mondial, les marchés américains étant les seuls où la demande reste soutenue.
Au début du mois, la multinationale a d'ailleurs confirmé son intention de fermer définitivement ses installations de Florange en France.
En août dernier, l'agence de notation Fitch Ratings a abaissé la note de crédit d'Arcelormittal à BBB- contre BBB auparavant, avec une perspective négative compte tenu des perspectives moroses à court terme sur le marché de l'acier.
ArcelorMittal dévoilera les résultats de son troisième trimestre le 31 octobre. À son dernier trimestre, l'entreprise estimait que l'environnement devrait rester difficile d'ici la fin de l'année.
ArcelorMittal Mines Canada, une société dont les origines remontent à la Québec Cartier Mining Company, produit environ 15 millions de tonnes de concentré de minerai de fer et plus de neuf millions de tonnes de boulettes d'oxyde de fer.
ArcelorMittal compte près de 320 000 employés dans plus de 60 pays dont plus de 2000 au Québec.
Avec Reuters