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Le président de la compagnie d'assurances American International Group (AIG) y va d'une proposition choc pour régler les problèmes économiques lié au vieillissement de la population.
En entrevue à Bloomberg, Robert Benmosche a proposé de porter à 70 ans voire même à 80 ans l'âge de la retraite dans les pays industrialisés pour suivre l'évolution de l'espérance de vie.
Selon l'homme d'affaires de 68 ans, ces mesures permettraient de rendre les régimes de retraite et les services médicaux plus abordables pour tous. Il croit qu'en travaillant plus longtemps, les aînés réduiraient le fardeau financier des travailleurs plus jeunes.
« Cela permettra de rendre les pensions et les services médicaux plus abordables. Il faudra que les gens travaillent plus longtemps et que ce fardeau soit retiré de la jeunesse », a indiqué M. Benmosche.
Une idée qui ne risque pas de faire l'unanimité au Québec où l'âge moyen de la retraite en 2011 était de 60,9 ans seulement.
Par contre, selon le conseiller en placements chez Avantages Services Financiers, Michel Marcoux, certains travailleurs n'auront pas le choix de repousser un peu le moment de leur retraite.
« Il y a des gens qui n'ont pas épargné en vue de leur retraite et qui ont encore des dettes importantes à l'âge où il devrait normalement quitter le marché du travail. En plus, l'État est en train de se désengager à l'égard des futurs retraités. Pour certains, c'est problématique », affirme M. Marcoux.
De son côté, la présidente de la Fédération des chambres de commerce du Québec, Françoise Bertrand, croit que c'est exagéré de penser que l'âge de la retraite pourrait être repoussé à 80 ans.
« On n'a pas tous les mêmes capacités physiques et certains métiers sont beaucoup plus exigeants que d'autres. On ne peut pas en faire une règle universelle », dit-elle.
Toutefois, Françoise Bertrand croit que les Québécois devront se poser des questions au cours des prochaines années et accepter de changer certains paramètres liés à la retraite.
Elle croit aussi que l'idée d'une retraite à 55 ans est tout aussi farfelue que celle d'une retraite à 80 ans.
« La meilleure option se trouve-t-elle entre les deux? Dans ce cas, 70 ans serait bon », conclut-elle.
AIG est l'une des compagnies qui a reçu une importante aide financière du gouvernement américain lors de la crise bancaire et financière de l'automne 2008.