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Les 600 agents de contrôle et coordonnateurs de points de fouille ont menacé, mercredi matin, de déclencher une grève à l'aéroport Montréal-Trudeau.
Mardi, ils ont rejeté à l'unanimité les dernières offres patronales de leur employeur, Sécuritas. Ils se sont dotés au même moment d'un nouveau mandat de grève à exercer au moment jugé opportun.
«Nous espérons toujours négocier et arriver à une entente sans avoir à perturber le service à l'aéroport, a fait valoir le représentant syndical Michel Courcy. Mais s'il le faut, les agents de contrôle sont prêts à faire la grève.»
Les négociations achoppent notamment sur les salaires. Les agents de contrôle de Montréal sont moins payés que ceux des aéroports de Québec et de Toronto. Les travailleurs réclament la parité salariale.
Un agent de contrôle gagne actuellement entre 15 et 21 dollars l'heure à Montréal-Trudeau, une différence de 3 % par rapport à ses collègues, qui ont pourtant le même patron.
Parmi les autres demandes, les contrôleurs veulent pouvoir manger dans des espaces réservés à cet effet et être rémunérés pour toutes pauses qu'ils n'ont pas le temps de prendre en raison du surplus de travail.
«Il y a les salaires qui sont problématiques, mais il y a d'autres problèmes plus profonds que ça, a ajouté M. Courcy. Les pauses qui sont retardées et parfois même non prises. L'employeur nous force à rester sur les lignes parfois pendant huit heures sans pause ni pouvoir aller aux toilettes. En plus, il y a les salles de repas qui ne sont pas en assez grand nombre et assez grandes pour accueillir nos gens en même temps.»
Comme c'est un service essentiel, le Conseil canadien des relations industrielles devra décider des activités qui devront être maintenues en cas de grève.
Une fois cette décision rendue, les 600 travailleurs pourront déclencher une grève.
Selon la proposition syndicale, seulement 20 % des employés participeraient au piquet de grève.
Depuis le début des négociations au mois d'octobre, les contrôleurs ont utilisé plusieurs moyens pour se rendre visibles, pantalons de camouflage roses, pyjamas et le port de l'effigie du syndicat des métallos.
De son côté, Sécuritas se dit déçue du rejet de l'offre patronale. L'entreprise indique qu'elle s'engage « néanmoins à continuer les négociations avec le syndicat des Métallos afin de conclure une entente raisonnable qui tiendra compte des objectifs opérationnels de notre client, ainsi que des intérêts de STAS et de ses employés. »
La prochaine rencontre entre STAS et le syndicat des Métallos est prévue lundi.