Argent
Le secteur des PME se présente comme un marché très actif de transactions d'achat et de vente. Par exemple, dans les six derniers mois de 2010, la firme torontoise Crosbie & Co rapporte 580 acquisitions d'entreprises pour un total de 98 milliards $.
Évidemment, ces transactions mettent en jeu beaucoup de grandes entreprises, mais les PME y prennent part activement. Or, pour une PME qui circule constamment dans les réseaux d’un même marché, il est facile pour elle d’identifier des candidates intéressantes d’acquisition.
Mais comment s’y prendre quand on est un investisseur individuel ?
L e me i l l e u r mo y e n e s t de fréquenter les gens qui œuvrent dans le milieu. Louis-Philippe Berti, associé au grand cabinet comptable Ernst & Young, à Montréal, donne plusieurs tuyaux. Parexemple, il existe différents sites internet, indique le spécialiste, comme acquisition. bizet d’autres, qui annoncent des compagnies à vendre.
On peut aussi établir des liens avec des regroupements d’anges. financiers (des investisseurs individuels qui investissent le plus souvent dans de très jeunes entreprises) ou des firmes de capital de risque qui cherchent des partenaires pour des investissements. Il est pertinent aussi de passer par des cabinets comme Ernst & Young, qui cherchent souvent des acheteurs pour des entreprises qui sont clientes chez eux.
Trouver les sous
Évidemment, pour financer une transaction, on va penser en premier lieu à une banque pour y contracter un prêt, mais ces institutions sont frileuses dans le climat économique incertain qui prévaut.
Heureusement, il y a d’autres façons de financer l’achat d’une PME que de recourir à un prêt venant d’une banque.
Une voie à privilégier est de dénicher des coinvestisseurs, lesquels se retouvent dans les mêmes regroupements d’anges investisseurs et de firmes de capital de risque signalés plus haut. On peut aussi cogner à la porte des grands fonds de pension qui, comme le constate Crosbie & Co, sont très actifs dans ces marchés.
On peut aussi solliciter des propriétaires de PME, comme l’a vu faire Pierre-André Julien, professeur émérite à l’Université du Québec à Trois-Rivières, alors qu’il donnait un cours à des chefs d’entreprise à Drummondville. En plein milieu du cours, un participant reçoit sur son cellulaire un appel qui lui apprend qu’on vient d’identifier un entrepreneur pour lancer une nouvelle usine dans la région.
« On a interrompu le cours relate M. Julien. Tout le monde s’est mis à appeler d’autres entrepreneurs et des partenaires d’affaires et au bout d’une demi-heure, ils avaient récolté 300 000 $ pour démarrer l’usine. »