Argent
Les entreprises canadiennes de moyenne taille font légèrement plus d'affaires à l'étranger que les sociétés de taille comparable des autres pays, révèle une enquête réalisée par HSBC.
Quatre-vingt pour cent des répondants interrogés au Canada font des affaires avec d'autres pays, ce qui représente un résultat légèrement supérieur à la moyenne globale de 76%. Parmi ces entreprises, les deux tiers ont des projets d'expansion à l'étranger pour les deux prochaines années.
L'enquête portant sur plus de 3600 entreprises dans le monde a permis de constater que la vaste majorité des entreprises faisant des affaires à l'international en tirent un avantage important.
Malgré l'incertitude entourant l'économie mondiale, une proportion impressionnante d'entreprises canadiennes de taille intermédiaire, soit 89%, ont vu leur chiffre d'affaires augmenter sur les marchés étrangers au cours des 12 derniers mois.
Plus de la moitié d'entre elles, soit 51%, ont également indiqué que leurs activités internationales avaient augmenté aussi rapidement ou au même rythme que leurs activités sur le marché canadien. Pour 56% des entreprises, les revenus générés par leurs activités internationales devraient croître encore plus rapidement dans les deux prochaines années.
Le partenaire commercial le plus recherché par les entreprises canadiennes de taille intermédiaire est sans conteste les États-Unis, et ce, dans une proportion de 88%.
Fait à noter, le Canada s'avère le partenaire commercial de choix le plus souvent cité par les entreprises américaines qui veulent faire des affaires à l'étranger (45%), suivi par le Royaume-Uni (38%) et la Chine continentale (30%).
Lorsqu'on considère l'ensemble des répondants, la Chine se classe au deuxième rang, précédée seulement par les États-Unis, comme l'emplacement de choix pour faire des affaires à l'international, suivie par l'Allemagne, le Mexique et le Japon, qui occupe le cinquième rang.
«Ce sont les marchés émergents qui sont le moteur de la reprise économique et c'est le moment ou jamais pour les entreprises canadiennes de profiter de l'occasion et d'investir dans des nouveaux marchés dans les secteurs de la fabrication, de l'impartition et de la vente», a commenté Matthew Bosrock, adjoint au chef de la direction, Banque HSBC Canada.
Les répondants, considérés dans leur ensemble, désignent clairement l'importation et l'exportation comme les principales activités à l'international, à l'instar des répondants canadiens d'ailleurs, dans des proportions de 65% et 49%, respectivement. Ces activités sont suivies de près par la commercialisation de produits/services sur des marchés étrangers (27%), les opérations de change (20%), et la fabrication (18%).
Quel que soit leur point d'attache, les entreprises de taille intermédiaire citent la complexité de différents aspects du commerce international, soit la réglementation locale, les taxes et les impôts, le contrôle des changes et le régime légal, comme la principale barrière à cette activité. Au Canada, la majorité des entreprises évoquent le manque de connaissances.
Le sondage sur le commerce international de la HSBC est le premier à se pencher sur les activités des entreprises de taille intermédiaire. Il a été mené auprès de 3631 entreprises dans 10 marchés différents, soit le Canada, Hong Kong, l'Inde, la Chine, les Émirats arabes unis, la France, le Royaume-Uni, les États-Unis, le Brésil et le Mexique.
Le sondage a été mené en avril et mai derniers.