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Au cours de la prochaine décennie, plus d'un demi-million d'entrepreneurs lanceront 150 000 entreprises au Canada, selon un récent rapport de la Banque CIBC.
« Le passage graduel à une forte culture de l'individualisme et de l'autoamélioration, le rôle de la technologie facilitant la transition du bureau au télétravail, ainsi que la mondialisation et l'interconnexion de plus en plus grandes des marchés exigeant plus de spécialisation, de souplesse et de rapidité, de même que les tendances démographiques favorisant la petite entreprise sont au nombre de ces forces susceptibles de stimuler la création nette de 150 000 nouvelles entreprises au Canada» , affirme Benjamin Tal, économiste en chef adjoint à la Banque CIBC.
Le rapport de la CIBC révèle que devenir travailleur autonome résulte d'un choix, puisque 20 % seulement des nouveaux propriétaires ne trouvaient pas d'emploi.
Benajamain Tal a constaté que les nouveaux travailleurs autonomes tendent à être plus instruits que la population en général et que les entrepreneurs qui les ont précédés.
Parmi ceux qui se sont lancés en affaires au cours des deux dernières années, près d'un entrepreneur sur trois détenait un diplôme universitaire. C'est deux fois plus qu'en 1990.
C'est par ailleurs chez le groupe d'âge des 50 ans et plus que se trouve la croissance la plus rapide parmi les nouveaux propriétaires d'entreprise. La CIBC estime qu'ils représenteront près de 30 % des nouveaux entrepreneurs.
« La disponibilité et le prix abordable de la technologie permettent aux Canadiens d'un certain âge de fournir des services depuis leur domicile. Ils peuvent mettre à profit les compétences qu'ils ont perfectionnées et tirer parti plus efficacement de leurs vastes réseaux d'affaires et de leurs nombreuses relations », dit l'économiste de la CIBC.
Enfin, 70 % des nouvelles entreprises sont lancées par des hommes, mais les femmes ont tendance à mieux réussir. En fait, la proportion de nouvelles entreprises dirigées par des femmes est tombée de 45 % dans les années 1990 et début 2000 à presque 40 % aujourd'hui. Cependant, parmi les entreprises établies, le pourcentage d'entrepreneurs femmes a grimpé de 27 % au début des années 1990 à 33 % actuellement. « Cela indique que lorsque les femmes décident de se lancer en affaires, leur entreprise se maintient plus longtemps », analyse l'économiste en chef de la CIBC.
Ce sont les secteurs de l'éducation (en hausse de près de 65 % depuis 2007) et des soins de santé (en hausse de près de 20 %) qui attirent le plus grand nombre de nouveaux entrepreneurs.
La réussite passe par l'exportation
Le rapport de la CIBC indique que la moitié des revenus des entreprises ayant de 2 à 5 années d'existence proviennent de l'extérieur du Canada. « Ce n'est pas seulement un niveau record, c'est aussi deux fois plus que pour les entreprises qui sont en activité depuis plus de 20 ans », souligne Benjamain Tal.
Cependant la mondialisation signifie aussi une plus forte concurrence. « La conséquence en est que pour profiter de la mondialisation, ces petites entreprises devront être capables de pénétrer de nouveaux marchés. Par contre, ceci est réalisable uniquement si elles réussissent à trouver des marchés à créneaux », complète-t-il.
Par ailleurs, la CIBC croit que la croissance se fera par un meilleure maillage avec les grandes entreprises qui ont besoin d'elles pour pénétrer les marchés locaux. La Banque estime aussi qu'àcause du vieillissement de la population, les goûts des consommateurs sont de plus en plus complexes. Ceci devrait soutenir une demande accrue de services personnalisés compte tenu de leur capacité à viser des marchés à créneaux.
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