Y a-t-il une limite à la rémunération des cadres de grandes sociétés?
En vidéo, écoutez l’entrevue avec le spécialiste de la rémunération et président de Saucier Conseil, Richard Saucier.
Argent
La rémunération de certains cadres de grandes compagnies soulève de nombreuses questions, ici comme aux États-Unis et en Europe.
Le quotidien The Globe and Mail révélait notamment que le patron de Manuvie, Dominic D'Alessandro, a touché en 2008 13,25 millions $ US et qu’il touchera en 2009 12,6 millions $ US…. pour cinq mois de travail.
Puis, un peu plus tôt cette semaine, on apprenait que le nouveau PDG de la Caisse de dépôt et placement du Québec, Michael Sabia, pouvait espérer toucher une généreuse pension après seulement cinq années de service, offre qu’il a déclinée.
Pour le spécialiste de la rémunération et président de Saucier Conseil, Richard Saucier, bien que le dévoilement de ces données tombe à un bien mauvais moment, il faut bien voir que ces fourchettes de salaires ne concernent qu’un très petit nombre de cadres au Québec.
En outre, le secteur bancaire semble avoir développé une culture de la rémunération dont on peine à trouver la pleine légitimité. «Dans le secteur financier, il y a beaucoup de gens qui font beaucoup d’argent pas nécessairement de façon justifiée», remarque M. Saucier.
Maintenant, est-ce que les salaires astronomiques et les primes exclusives sont appelés à disparaître compte tenu de la grogne qu’ils génèrent dans l’opinion publique? Richard Saucier estime que la manière dont agira l’administration Obama dans le dossier des primes chez AIG va nécessairement influencer la suite des choses ici.

