Transcontinental supprime 300 postes au Québec
En vidéo 1, écoutez les explications de notre journaliste Carl Renaud.
En vidéo 2, écoutez les commentaires du professeur de finance à l'Université Concordia, Michel Magnan.
LA PRESSE CANADIENNE, ARGENT
Transcontinental annonce d'importantes mesures de rationalisation afin de faire face à la récession.
Ainsi, quelque 1500 postes sont abolis et d'importantes compressions des dépenses sont réalisées dans l'ensemble de l'entreprise, tant au Canada et aux États-Unis qu'au Mexique.
Au Quebec, 300 travailleurs seront touchés, mais on ignore encore à quels endroits. Transcontinental compte une quinzaine d'imprimeries dans la province.
Un représentant du syndicat des Teamsters, qui représente 500 salariés dans cinq usines de Montréal et Boucherville, a indiqué à Argent qu'aucune coupe n'était prévue à ces installations.
L'entreprise explique qu'au cours des dernières semaines, la dégradation rapide de l'économie a eu pour effet de réduire les investissements en communication et en marketing d'un bon nombre de clients de Transcontinental.
Par conséquent, des projets d'impression commerciale, de publipostage et de placements publicitaires dans les magazines ont été annulés ou reportés par ces entreprises qui subissent aussi l'effet de la récession.
François Olivier, président et chef de la direction de Transcontinental, assure que l'entreprise agit dans l'intérêt de l'ensemble de ses employés et de ses actionnaires. À son avis, à moyen terme, la mesure protégera sa santé financière.
Les 1500 employés touchés par ces coupures auront droit à des indemnités de départ et à des services de réaffectation professionnelle.
De plus, dans le cadre de ces mesures de rationalisation, l'ensemble du personnel de Transcontinental a aussi été mis à contribution. Ainsi, chaque poste budgétaire et chaque nouveau projet ont été revus et un gel d'embauches a été décrété. Des congés sans solde, des horaires de travail réduits et d'autres mesures ont aussi été instaurés.
Pour leur part, les cadres supérieurs de la société ont décidé de prendre deux semaines de congé sans solde mais de les travailler quand même.
Au total, ces mesures représentent des réductions de coûts de l'ordre de 75M$ sur une base annualisée, dont 50M$ dès 2009.


