Trois caisses de retraite sur quatre sont déficitaires
En vidéo, écoutez les explications de la journaliste Sophie Lemieux, qui a interviewé Michel Saint-Germain de la firme Mercer.
ARGENT
Les déficits accumulés des caisses de retraite des sociétés canadiennes inscrites à la cote du S&P/TSX à la Bourse de Toronto ont atteint les 30G$, et certaines entreprises seront acculées à la faillite en raison des lourds déficits qu’elles ne réussiront pas à combler.
Telle est la constatation qu’a dressée ce matin la firme de consultation Mercer, qui tenait à Montréal une conférence sur l’état des régimes de retraite au pays.
Trois caisses de retraite sur quatre sont actuellement déficitaires au Canada.
L'effondrement des marchés boursiers a mené à la détérioration de la valeur des fonds de retraite, mais d'autres facteurs entrent aussi en ligne de compte. Mercer blâme notamment les promesses de retraite trop généreuses qui ont été faites, la prise d'un trop grand risque, et le fait d'avoir négligé la hausse rapide du nombre de retraités.
En vertu d'un nouveau projet de loi déposé par le gouvernement du Québec, les pertes pourront être comblées sur une période de 10 ans au lieu de 5 ans.
Mais même à cela. Michel Saint-Germain, conseiller principal en régime de retraite, estime que les entreprises les plus à risque sont celles dont la valeur des actions s’est effondrée et dont le ratio du déficit actuariel par rapport à la capitalisation boursière est élevée.
On peut croire que Nortel Networks (NT), qui s'est placée sous la protection de ses créanciers ce matin, et AbitibiBowater (ABH) font partie de ce groupe d'entreprises à risque.



