Le salaire de Richard Guay sera coupé de moitié
Richard Guay quitte la direction de la Caisse?
En vidéo 1 et 2 écoutez l'entrevue du président du conseil d'administration de la Caisse de dépôt, Pierre Brunet.
ARGENT
En quittant la présidence de la Caisse de dépôt et placement du Québec, Richard Guay verra sa rémunération être amputée de moitié.
C’est ce qu’a indiqué à Argent le président du conseil d’administration de l’institution, Pierre Brunet.
« Nous avons consulté des experts en rémunération en leur demandant de fixer ce que pourrait être la rémunération moyenne dans un univers comparable », a-t-il indiqué.
Le président a expliqué que la rémunération de monsieur Guay comprendrait un salaire de base et des bonis de performance à court et long terme.
« La rémunération sera la moitié de ce que c’était », a-t-il laissé tomber sans toutefois pouvoir avancer de chiffres.
La rémunération de monsieur Guay à titre de président de la Caisse n’a jamais été dévoilée, la Caisse n’ayant l’obligation de le faire qu’à la fin de l’exercice financier où il a fait son entrée aux commandes.
En 2007, le président de la Caisse , Henri-Paul Rousseau, avait reçu une rémunération de plus de 1,5 M $. Son chèque de paye avait cependant été gonflé par les bonis rattachés à la performance remarquable de l’institution. Sa rémunération de base atteignait 490 000$.
Richard Guay, qui occupait alors le poste de chef de direction du placement, avait touché plus de 1M$, dont 375 000$ en salaire de base.
Brouillard
Monsieur Guay occupera dorénavant le poste de conseiller stratégique au président et chef de la direction en matière de politique de placement et de répartition d'actif.
Il n’est pas ressorti clairement à quel point monsieur Guay avait unilatéralement décidé de quitter ses fonctions. « Il est arrivé à la conclusion qu’il préférait laisser le poste de chef de direction. Nous voyions une personne extrêmement compétente et nous jugions essentiel de la garder dans l’organisation », a notamment dit monsieur Brunet.
Plus de détails dans l’entrevue réalisée par notre journaliste Annie Dufour.

