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Le lundi 6 juillet 2009

Quel est le pire scénario pour Bombardier?

19 novembre 2008 | 13h10
ARGENT 
La situation apparaît encore plus difficile du côté des avions d’affaires. 

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À l’instar de plusieurs autres, le titre de Bombardier est en vrille depuis quelques semaines. À un quasi sommet début septembre, il a depuis perdu plus de 50%. Quel peut bien être le pire scénario auquel est exposée la société?

L’analyste Cameron Doerksen, de Versant Partners, se penche aujourd’hui sur la question.

À ses yeux, seulement 43% du carnet de commandes en jets régionaux peut être considéré comme « absolument sûr ». L’analyste indique que plusieurs clients font actuellement face à des difficultés financières. Au nombre des commandes à risque ou incertaines celles de : Felix Airways (8), du gouvernement de l’Iraq (10), de Mesa (10), de My Way (15) et de SAS Group (13). Le carnet apparaît moins en danger du côté des turbopropulsés, mais seulement à 64% des commandes sont considérées sûres.

La situation apparaît encore plus difficile du côté des avions d’affaires. Bombardier devrait livrer 262 jets privés pour l’exercice en cours (comparativement à 65 jets régionaux et 57 turbopropulsés). L’analyste prévoit toutefois que le chiffre pourrait tomber à 214 l’an prochain, et autour de 170-180 l’année suivante si le paysage économique ne s’améliore soudainement.

Bombardier maintient jusqu’à maintenant son objectif d’augmenter les livraisons en 2010, mais l’analyste le juge trop ambitieux. Particulièrement à la lumière des récentes diminutions annoncées par Cessna, Embraer et Hawker Beechcraft.

Le pire scénario?

Dans ce contexte, quel est donc le pire scénario pour Bombardier?

Monsieur Doerksen postule un déclin de 40% des livraisons d’avions d’affaires, une chute des régionaux de 65 à 50, et des turboprops de 57 à 48. La marge BAII (bénéfice avant intérêts et impôt) tombe de 9,4% (attendue cette année) à 2,5%. Les revenus de la division transport se maintiennent à leur niveau actuel, étant donné la tendance actuelle des gouvernements à investir dans leurs infrastructures.

En utilisant ces paramètres, qualifiés de très pessimistes, l’analyste obtient une prévision de bénéfice de 0,24$ par action pour l’exercice, comparativement à une attente actuellement à 0,56$ pour l’exercice en cours. C'est dire que le titre se négocie actuellement à 15 fois le bénéfice du pire scénario, un multiple jugé relativement bas par l'analyste.

Il applique de son côté un multiple de 10 à sa prévision 2010, et obtient une cible à 6,50$ pour Bombardier.

Cameron Doerksen souligne que la société est nettement mieux positionnée que par le passé pour faire face à un revirement du secteur aérien. Ses carnets de commandes sont nettement plus élevés, elle n’a plus à souffrir des résultats de Bombardier Capital et son bilan est nettement plus solide.

En après midi, le titre de Bombardier se négociait à 3,82 $, en baisse de 0,29$.

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