Les concessionnaires Chrysler «stressés et sur le qui-vive»
Le Journal de Montréal
Les concessionnaires Chrysler de la région de Montréal sont « stressés et sur le qui-vive », reconnaît Pascal Dandurand, propriétaire de la concession Champlain Dodge Chrysler Jeep, à Verdun.
« Nous sommes vigilants. La situation n’est pas rose. Mais on va s’en sortir », observe le président, âgé de 35 ans.
Il constate toutefois, « avec un certain soulagement », que les acheteurs de véhicules sont « encore très nombreux » dans les salles de montre. Il ajoute que les ventes de novembre seraient même « exceptionnellement élevées ».
« Les nombreux rabais offerts par le fabricant (Chrysler) stimulent les ventes de nos minifourgonnettes, en particulier », dit-il.
Il précise que les campagnes publicitaires agressives ont créé une plus forte activité au cours des dernières semaines.
« On a décidé de passer à l’action. La stratégie semble porter fruits », dit le président, dont la famille est dans la vente d’automobiles depuis plus de 100 ans.
« Je fais partie de la cinquième génération », ajoute-t-il.
Bureaux de crédit fermés
Pascal Dandurand ne croit pas que Chrysler et General Motors vont fusionner, comme cela avait été évoqué dans un scénario-catastrophe.
« Nous croyons plutôt que Chrysler va survivre, une fois la tempête passée. Mais il risque d’y avoir des coupes (lire : des réductions d’effectifs) dans le processus », ajoute-t-il.
Le fabricant américain a fait savoir qu’il fermait trois bureaux de crédit à Montréal, Calgary et Windsor, en Ontario. Cette décision touche 145 employés. Les activités de crédit seront désormais concentrées à Toronto.
« Il s’agit d’une très mauvaise nouvelle. J’ai des amis qui travaillent au bureau de Côte-Vertu (à Saint-Laurent) », a réagi Pascal Dandurand.


