Pourquoi pas les iShares ?
Le Journal de Montréal
Si l'on peut aisément acquérir un fonds obligataire avec de petites sommes, quiconque dispose d'un peu plus de moyens et fait affaire avec un courtier devrait plutôt regarder du côté des fonds obligataires négociés en Bourse (FNB), estime Guylaine Raby, gestionnaire de portefeuille chez Valeurs mobilières Desjardins.
"Je n'ai pas une opinion favorable des fonds communs de placement. La plupart ne réussissent pas à battre les indices", dit-elle, faisant référence aux enquêtes menées régulièrement par des firmes telles que Morneau Sobeco sur la performance des gestionnaires.
À son avis, les fonds négociés en Bourse liés à des indices obligataires, tels que les iShares de la firme Barclays transigés à Toronto, ont l'avantage de produire un rendement conforme à celui de l'indice qu'ils reproduisent.
"Quand on choisit un fonds commun de placement, on n'est pas assuré d'avoir le meilleur gestionnaire qui battra l'indice", soumet-elle.
De plus, la plupart des FNB commandent des frais de gestion nettement inférieurs à ceux des fonds communs de placement.
Les FNB obligataires ont des ratios qui varient habituellement de 0,25 à 0,40 %, selon la catégorie. C'est beaucoup moins que le 1,5 % en moyenne des fonds communs obligataires.
Tout comme ces derniers, cependant, les FNB auront une valeur qui fluctuera avec le marché et les taux d'intérêt. La fourchette sera toutefois beaucoup plus étroite que celle des actions, évidemment.
Les FNB obligataires ont des distributions tous les trimestres, alors que les obligations versent leurs intérêts tous les six mois.
Précisons qu'en plus des iShares, la firme Claymore vend à la Bourse de Toronto des FBN obligataires ou à revenu mensuel, sans toutefois qu'ils suivent des indices particuliers.



