Des fonds un peu trop chers
Le Journal de Montréal
Hormis l'achat de certificats de placement garantis ou d'obligations d'épargne des gouvernements, l'une des voies simples pour détenir des titres à revenu fixe dans un portefeuille est l'acquisition d'un fonds obligataire.
C'est d'autant plus facile que toutes les banques et les caisses Desjardins en offrent à leurs clients. Il peut s'agir de fonds émis par leur filiale de gestion de placements ou de fonds d'autres firmes.
L'avantage du fonds obligataire, c'est qu'il permet dans une seule transaction d'acquérir une petite fraction de plusieurs dizaines, voire centaines d'obligations dans tous les secteurs. Les risques sont donc limités.
Les fonds généralistes comprendront des obligations provenant de tous les horizons, des gouvernements aux corporations. On trouvera aussi aisément des fonds communs de placement plus spécialisés, par exemple dans les obligations à rendement réel ou encore les obligations corporatives.
On peut généralement acheter des parts avec de petites sommes de départ, parfois pour aussi peu que 25$.
La plupart de ces fonds génèrent des revenus mensuels.
Toutefois, s'ils comportent des avantages, ils ont aussi des défauts.
Le premier, c'est que les parts fluctuant avec le marché et l'évolution des taux d'intérêt, le capital n'est pas garanti à 100 %, du moins à court terme.
Mais le second défaut, qui n'est pas négligeable celui-là, ce sont les frais de gestion annuels.
La plupart de ces fonds commandent des frais annuels supérieurs à 1%, voire 1,5% et plus. Lorsqu'ils ne rapportent que 3 ou 4% par année, comme c'est le cas ces temps-ci, c'est cher payé pour obtenir si peu de rendement.



