Le choix des obligations
Le Journal de Montréal
Lorsque notre portefeuille de placements atteint une certaine taille ou qu'on est à la retraite, plusieurs conseillers vont nous suggérer de préférer les obligations émises par les gouvernements, les municipalités et même certaines entreprises.
"Lorsque quelqu'un approche de la retraite, je m'assure qu'il détient des placements qui vont générer des liquidités, comme des certificats de placement garantis ou des obligations individuelles", explique Joanne Bourcier, courtière chez Valeurs mobilières Dundee.
Car une fois qu'on est parvenu à la retraite, même s'il faudra s'assurer de la croissance du portefeuille en maintenant une certaine proportion d'actions, il est aussi important de générer des revenus réguliers.
Mme Bourcier privilégie clairement les obligations aux fonds communs de placement obligataires.
"Avec les fonds communs de placement, la valeur fluctue, et le capital n'est pas garanti à 100 %. Tandis qu'avec des obligations gouvernementales ou municipales, le capital et le rendement sont garantis", souligne-t-elle.
En effet, les gouvernements du Canada et des provinces ont des cotes de crédit élevées. Les grandes villes aussi, généralement.
Les risques de perdre sont quasi nuls car les administrations publiques ont tout le loisir d'augmenter taxes et impôts pour faire face à leurs obligations... financières.
Douze mois sur douze
Puisque les obligations versent des intérêts tous les six mois, c'est facile de se constituer un portefeuille de titres qui fera entrer de l'argent tous les mois.
Évidemment, les rendements des obligations vont varier selon l'évolution des taux d'intérêt et la cote de solvabilité de l'émetteur. Ainsi, les obligations émises par le gouvernement fédéral rapporteront moins que celles des provinces. Et ces der nières seront moins payantes que les municipales.
Quant aux obligations corporatives, qui offrent de meilleurs rendements, Mme Bourcier dit qu'il faut faire très attention à la solvabilité de l'émetteur. Si les risques de ne pas revoir son argent sont minimes avec les obligations d'une banque canadienne, il peut en être autrement avec une compagnie active dans un secteur industriel plus problématique.
Mme Bourcier souligne aussi que, selon le profil du client, la part des obligations peut être plus faible si, par exemple, le portefeuille est composé également de bonnes fiducies de revenu ou encore de grandes sociétés payant de bons dividendes. Les revenus tirés de ces deux dernières sources compenseront pour une part moindre en obligations.



