Le chantier «Montréal cosmopolite» rallie le MMF
Le Journal de Montréal
Martin Bisaillon
Faire de Montréal une ville plus cosmopolite? D’accord, mais à certaines conditions, pense le Mouvement Montréal français (MMF).
Voilà un chantier qui ne manque pas de piquant. L’Institut économique de Montréal (IEDM) prétend que la métropole, dont l’équilibre linguistique est fragile, devrait s’ouvrir encore davantage sur le monde en affirmant son caractère multiculturel de façon plus marquée.
Comment? En insistant notamment sur l’apprentissage d’une troisième langue et en multipliant dans les écoles secondaires les activités d’ouverture vers les autres communautés linguistiques et culturelles.
Le président du Mouvement Montréal français, Mario Beaulieu, n’est pas contre cette idée. « Au-delà de 60 % des francophones sont bilingues à Montréal. Il faut leur offrir l’opportunité d’apprendre une troisième langue. Ce qui est néfaste est que l’on valorise beaucoup trop l’apprentissage de l’anglais », soutient-il néanmoins.
Le français d’abord
Même s’il est ouvert à la proposition de l’IEDM, M. Beaulieu ne croit pas qu’il faille renoncer au visage français de Montréal pour autant.
«Nous pouvons faire la promotion du cosmopolitisme, mais l’image de marque de Montréal est celle de la métropole française des Amériques. Il faut continuer de promouvoir cette facette, qui fait son caractère exotique», conclut-il.


