Le dimanche 8 novembre 2009

Les filets verts doivent disparaître, plaide Madigan

6 octobre 2008 | 04h00
ARGENT 
 

Le Journal de Montréal
Marie-Ève Fournier

Moches, les filets verts qui recouvrent les chantiers de construction doivent disparaître du paysage canadien, plaide l’entreprise Madigan.

«On veut bannir les filets verts pour ne pas que les villes aient l’air de gros chantiers », résume Éric Boulay, qui dirige Madigan depuis la fin de juin.

Le «camouflage» des chantiers se fait depuis une vingtaine d’années en Europe. Mais de ce côté-ci de l’Atlantique, l’idée est toute nouvelle. Et jusqu’à maintenant, seuls l’arrondissement Ville-Marie, à Montréal, et la ville de Calgary ont donné le feu vert à ces immenses toiles.

Convaincre les villes

Reste donc à convaincre les autres grands centres urbains du pays d’emboîter le pas, travail auquel s’affaire le fondateur de Madigan, Jean Claude Henri. Toronto et Vancouver sont les deux priorités.

«Dans la Ville reine, la valeur commerciale (de chaque pied carré) peut être deux fois plus élevée qu’à Montréal», précise-t-il.

De son côté, Éric Boulay fait le tour des autres arrondissements de Montréal pour leur vanter les avantages de son produit.

«Je suis souvent présent les lundis et mardis soir lors des rencontres d’arrondissement. Les villes y gagnent au niveau de l’embellissement et les annonceurs, au niveau du site», fait-il valoir.

Vancouver autorise les toiles reproduisant l’architecture des édifices.

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