«J'ai toujours milité pour un système public de santé fort et bien financé» - Philippe Couillard
L'ex-ministre Philippe Couillard rejoint le secteur privé
En vidéo, François Gagnon s'entretient avec l'ancien ministre de la Santé, Philippe Couillard.
ARGENT
À peine deux mois après son retrait de la vie politique, l'ex-ministre de la Santé, Philippe Couillard, passe au privé. Il se joint au groupe Persistence Capital Partners, une firme liée au Groupe Santé Medisys.
En entrevue à Argent, M. Couillard dit croire en la coexistance des systèmes de santé public et privé.
«Si vous regardez toutes mes déclarations, même avant d'être en politique, j'ai toujours milité pour une chose à laquelle je crois encore profondément. Le choix d'un système public de santé fort et bien financé, c'est le meilleur choix socialement et économiquement pour un pays et un État», affirme-t-il.
«Cependant, ce système, pour être plus efficace et mieux répondre aux besoins des citoyens, doit bénéficier de l'apport d'un secteur privé encadré qui vient en appui et en partenariat et qui met un peu de compétition et de concurrence», ajoute M. Couillard.
L'ancien ministre de la Santé soutient que la vie politique lui a permis d'acquérir des connaissances et une expérience qui lui seront utiles dans ses nouvelles fonctions. Il devra cependant s'abstenir d'exercer des fonctions de lobbying auprès du gouvernement et de ses organismes pendant deux ans. M. Couillard dit avoir l'intention de respecter la Loi sur la transparence et l'éthique en matière de lobbyisme.
Ses activités professionnelles se dérouleront principalement dans la métropole, mais il sera appelé à se déplacer dans le reste du Canada et à l'étranger.
Philippe Couillard, qui avoue aimer l'effet de surprise, n'écarte pas la possibilité d'un retour en politique. «Je suis rarement revenu sur mes pas, mais je n'ai jamais fermé de portes à rien dans ma vie non plus». A-t-il l'ambition de devenir premier ministre? «On verra... mais la politique actuellement, je ne vois pas ça sur mon radard du tout du tout», conclut-il.


