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Le dimanche 5 juillet 2009

Wal-Mart pourrait difficilement plaider la non-rentabilité

18 août 2008 | 11h41
ARGENT 
 

En vidéo, écoutez l'entrevue réalisée avec Me Richard Bertrand du cabinet Trudel Bertrand.

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La société Wal-Mart (WMT) n’a pas encore réagi à l’imposition d’une convention collective à l’atelier automobile de son magasin de Gatineau. Mais pour un spécialiste du droit du travail, il sera difficile pour le géant du détail de plaider la non-rentabilité pour expliquer une fermeture, si telle était la décision de la multinationale américaine.

L’avocat Richard Bertrand du cabinet Trudel Bertrand souligne qu’au Québec, aucune loi ne peut empêcher une entreprise de fermer ses portes au moment où elle le désire. Si Wal-Mart décidait de fermer son atelier de Gatineau, elle serait donc en droit de le faire.

Mais du point de vue social, l’entreprise pourrait difficilement justifier cette fermeture, du fait que la convention régissant les conditions de travail des huit employés syndiqués impose dans l'ensemble des conditions de travail qui sont déjà en vigueur dans d’autres ateliers de Wal-Mart régis par décret.

«Si Wal-Mart décidait de retenir l’argument de la non-rentabilité, ce serait peu convainquant», a affirmé Me Bertrand, lors d’une entrevue accordée sur la chaîne ARGENT.

L’avocat s’est réjoui par ailleurs que la Cour suprême du Canada ait décidé de donner l’occasion aux employés mis à pied lors de la fermeture du Wal-Mart à Jonquière d’entendre leur cause.

«La décision de la Cour suprême est extrêmement intéressante», a dit Me Bertrand.

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