Nom d'utilisateur

Mot de passe perdu
Mot de passe

 
Le dimanche 5 juillet 2009

Bombardier: possibilité de cours 24h sur 24!

15 juillet 2008 | 04h00
Journal de Montréal 
 © Photo Corbis
Jean-Philippe Pineault
Le Journal de Montréal

Les collèges et universités ne ménageront aucun effort pour former les 3 500 futurs employés de Bombardier qui travailleront sur la nouvelle CSeries, quitte même à donner des cours 24 heures sur 24.

Pour assembler les nouveaux avions à Mirabel et Saint-Laurent, Bombardier aura besoin de milliers d’ouvriers dans une cinquantaine de spécialités, comme des techniciens et des assembleurs, dont les salaires peuvent dépasser les 70 000 $ par année.

Les écoles spécialisées, qui forment environ 1500 travailleurs chaque année au Québec, sont prêtes à s’adapter aux besoins de l’entreprise québécoise.

«Nous ne sommes pas au maximum de la formation. Il est toujours possible d’accroître l’offre de service», a expliqué en point de presse hier Serge Tremblay, directeur du Comité sectoriel de main-d’oeuvre en aérospatiale.

Ouvert 24 heures/24

Pour répondre aux besoins de main-d’oeuvre spécialisée de Bombardier, l’École des métiers de l’aérospatiale de Montréal (ÉMAM) estime être en mesure de préparer plus du double d’étudiants par rapport à l’heure actuelle.

Les jeunes pourraient être formés dans l’établissement sur différentes plages horaires, et même 24 heures par jour. «S’il faut le faire, on va donner des cours la nuit», affirme Josée Péloquin, directrice de l’ÉMAM, qui compte actuellement 650 étudiants.

Les établissements scolaires pourraient aussi devoir louer des salles et «emprunter» des employés aux compagnies d’aéronautique pour donner des cours.

Recrutement difficile

Les établissements scolaires spécialisés vont toutefois faire face à un défi de taille: convaincre des milliers de jeunes de venir étudier dans le domaine de l’aviation.

Campagnes de promotion, salons de formation, visites dans les écoles: plusieurs activités seront mises en place au cours des prochains mois pour courtiser les étudiants.

«Le message que je donne à la jeune génération, c’est que la formation spécialisée, c’est le meilleur deal qu’ils peuvent avoir», lance Serge Brasset, directeur général de l’École nationale d’aérotechnique, ajoutant que les formations sont gratuites, contrairement au reste du Canada.

Recherche
Les plus populaires