TQS: Un précédent qui n'a rien d'inquiétant
ARGENT
Par Katia Germain
Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) a approuvé ce matin l'acquisition du réseau TQS par Remstar.
Le spécialiste en droit des technologies de l'information à l'Université de Montréal, Pierre Trudel, croit que le CRTC a voulu éviter toute ambiguïté en rendant une décision très développée et bien étoffée. Selon lui, le CRTC accepte le plan de Remstar parce que TQS est en «faillite technique».
M. Trudel estime que le CRTC a abaissé ses exigences uniquement «en raison de l'état désastreux des finances de l'entreprise». Il ajoute que dans trois ans, si la situation financière de l'entreprise s'est améliorée, le CRTC pourrait hausser la barre.
Selon lui, le manque de préparation des frères Rémillard a déçu beaucoup d'observateurs. «En temps normal, il n'y a pas beaucoup de gens qui peuvent s'attendre à avoir une décision positive du CRTC en étant, en apparence, aussi peu préparés», dit-il.
Le professeur ne pense pas que le CRTC a créé un précédent inquiétant en autorisant Remstar à diffuser moins de nouvelles. Il croit que l'organisme de réglementation autorisera un diffuseur à couper dans l'information seulement s'il est en mesure de démontrer, tout comme TQS, qu'il est en situation de faillite.


