Les jeunes gens d'affaires ne se croient pas prêts à assurer la relève
Maxime Deland
Le Journal de Montréal
Les jeunes gens d’affaires de Montréal croient qu’ils ne sont pas encore prêts à assurer la relève des baby-boomers. Du moins, pas pour le moment.
Voilà un des grands constats qui se dégagent d’un sondage effectué récemment par la Jeune Chambre de commerce de Montréal (JCCM) et SECOR-Taktik auprès de 968 jeunes gens d’affaires et professionnels âgés de 25 à 40 ans.
« Il faut qu’on ait les outils pour occuper le poste de commande d’ici quelques années. Mais on veut y arriver. Et on va y arriver », lance le président de la JCCM, Frédéric Michel.
700 000 emplois à combler
Ce dernier rappelle que d’ici 2011, pas moins de 700 000 emplois seront à combler au Québec.
« On croit en la relève et on pense que le Québec peut briller et avoir un rayonnement international. Mais pour ça, on doit avoir des jeunes gens d’affaires outillés », insiste-t-il.
Que manque-t-il pour que la relève soit prête ?
« Le dialogue intergénérationnel, afin de permettre le transfert des connaissances, dit Frédéric Michel. Le développement des compétences, l’implication du gouvernement. »
Ouvrir le dialogue
Le temps est venu de s’asseoir et de trouver des moyens de préparer la jeune génération à reprendre le flambeau, affirme le président de la JCCM.
« Il faut qu’on parle de la dette, de la pénurie de main-d’oeuvre, de la formation des jeunes, de mentorat, etc. Il faut ouvrir le dialogue et trouver des actions concrètes à poser », dit-il.
« On n’est pas impatients. On a soif de progresser. On a soif d’apprentissage. On voit loin. Le message est clair : il y a urgence d’agir si le Québec veut rattraper le retard qu’il accuse en matière de productivité et de compétitivité », ajoute Frédéric Michel.
mdeland@journalmtl.com



