Le dimanche 8 novembre 2009

«Le fils renie la promesse du père!»

29 avril 2008 | 14h58
ARGENT 
Le président du Syndicat des employés du Journal de Québec, Denis Bolduc  © ARGENT

En vidéo, voyez l'entrevue réalisée par Georges Pothier avec le président du Syndicat des employés du Journal de Québec, Denis Bolduc.

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Réponse de Pierre Karl Péladeau

Le conflit pourrait être long, dit Péladeau


ARGENT

Le président du Syndicat des employés du Journal de Québec a réagi, ce midi, à la lettre envoyée par Pierre Karl Péladeau au ministre fédéral du Travail David Whissel.

Selon Denis Bolduc, le président et chef de la direction de Quebecor dit n'importe quoi lorsqu'il affirme que les employés en lock-out touchent autant d'argent qu'avant le conflit de travail, parce que les prestations syndicales ne sont pas imposables.

«M. Péladeau braille dans ses céréales parce qu'on ne crève pas de faim, affirme M. Bolduc (...) Il est désolé qu'on ait des allocations de conflit qui nous permettent à tout le moins de survivre....»

Denis Bolduc reconnaît que les syndiqués reçoivent 200$ par semaine de la part du Syndicat canadien de la fonction publique, mais il assure qu'il est loin de faire autant d'argent qu'avant le conflit.

Les syndiqués bénéficient aussi de l'appui financier d'autres syndicats, mais M. Bolduc refuse d'en dévoiler le montant. «C'est un secret militaire, M. Péladeau ne nous dit pas combien coûtent son plan de contingence, ses agents de sécurité, les avocats qu'on a sur le dos depuis un an...»

Même si les syndiqués sont préparés à un long conflit depuis le début du lock-out, Denis Bolduc assure qu'il a hâte que tout soit réglé. «On a fait des ouvertures sur presque tous les points que l'employeur a avancés, indique M. Bolduc... Mais M. Péladeau veut le beurre, l'assiette du beurre, la confiture, la tranche de pain, la table...»

Il reconnaît que les employés du Journal de Québec sont bien payés, mais réfute les chiffres avancés par Pierre Karl Péladeau.

«On sait qu'on est payés comme numéro 1, mais le père (Pierre) Péladeau nous en avait fait la promesse: "Amenez-moi numéro 1, disait-il, et vous allez être payés numéro 1". Il a tenu sa promesse. Aujourd'hui, le fils renie la promesse du père...»

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