Réponse de Pierre Karl Péladeau

Le conflit pourrait être long, dit Péladeau

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Le dimanche 22 novembre 2009

Lettre du ministre du travail David Whissell

29 avril 2008 | 08h08
Mise à jour: 29 avril 2008 | 08h22
ARGENT 
 Photo © Corbis

Réponse de Pierre Karl Péladeau

Le conflit pourrait être long, dit Péladeau

Lettre du ministre du travail David Whissell

Messieurs Pierre-Karl Péladeau, Président et chef de direction de Québécor inc. et Michel Arsenault, Président Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), Mardi dernier, le 22 avril 2008, l'Assemblée nationale du Québec adoptait à l'unanimité une motion, préparée conjointement par le deuxième parti d'opposition et le gouvernement, portant sur le conflit de travail en cours au Journal de Québec. Le texte de cette motion se lit comme suit :

«Que l'Assemblée nationale déplore le conflit de travail qui perdure depuis un an au Journal de Québec, affectant particulièrement 252 travailleurs et leurs familles, et souhaite un rapprochement des parties pour un règlement rapide de ce conflit, invitant ainsi les deux parties à retourner s'asseoir à la table de négociation dans les meilleurs délais.»

Une telle motion portant sur une négociation collective privée est extrêmement rare et témoigne d'une profonde volonté des parlementaires et du gouvernement à l'effet que cette négociation collective fasse l'objet d'une conclusion prochaine à la suite d'une reprise des discussions.

PLUSIEURS GESTES

Depuis le début du conflit, j'ai posé plusieurs gestes à titre de ministre du Travail afin d'aider les parties à trouver un règlement: j'ai nommé un conciliateur, j'ai offert officiellement l'arbitrage, j'ai personnellement contacté à maintes reprises au cours des derniers mois les dirigeants des deux parties en vue de la reprise des négociations. Grâce à votre collaboration, treize rencontres intensives de négociation ont eu lieu à la fin du mois de janvier dernier, en présence du conciliateur et de représentants additionnels que vous avez mandatés. Il ne m'appartient pas de me substituer aux parties négociantes. Parallèlement, la Commission des relations du travail étudie actuellement des plaintes quant au respect des dispositions du Code du travail sur l'utilisation ou non de travailleurs de remplacement (communément appelés briseurs de grève).

La résolution de ce conflit de travail passe par un règlement négocié entre les parties, ce qui est fidèle à l'esprit du Code du travail, lequel mise sur la responsabilité des parties pour conclure leur convention collective. Je demeure fermement convaincu que le présent conflit peut trouver un règlement rapidement.

À titre de ministre du Travail, mais également au nom des députés de l'Assemblée nationale qui se sont prononcés unanimement en faveur d'une reprise des négociations, je vous demande de reprendre sans délai le dialogue dans l'intérêt de tous: vous en avez la capacité, les moyens et la volonté, j'en suis persuadé. De son côté, le gouvernement entend continuer de jouer son rôle de facilitateur. À cet effet, le conciliateur demeure en contact avec vos représentants et est à votre entière disposition.

Cette négociation collective vous appartient et devrait se conclure dans les meilleurs délais, tel que souhaité à l'unanimité par les élu(e)s de l'Assemblée nationale.

Le ministre du Travail,

David Whissell

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