L’ADQ veut un fonds d’indemnisation
ARGENT-Canoë
Mathieu Bruckmüller
Gilles Taillon, le porte-parole de l’opposition officielle en matière de Finances de l’ADQ, va interpeller la Commission des finances de l’Assemblée nationale sur l’opportunité de créer un fonds d’indemnisation pour venir en aide aux épargnants floués par le scandale Norbourg.
« La sentence prononcée à l’endroit de Vincent Lacroix est exemplaire, mais elle ne règle rien pour les petits investisseurs », estime le député de Chauveau.
Pour remédier à la situation, l’ADQ réfléchit à l’instauration d’un fonds d’indemnisation pour les victimes de scandales financiers. Ce fonds pourrait être financé par une taxe qui toucherait l’industrie financière, explique l’adjoint de Mario Dumont. La création du fonds serait rétroactive pour que les épargnants touchés par le scandale Norbourg puissent en bénéficier.
Malgré le caractère exemplaire du verdict, Gilles Taillon estime que l’Autorité des marchés financiers (AMF) et le gouvernement du Québec ne peuvent pas se soustraire à leurs responsabilités. « Il y a tout lieu d’enquêter sur la vente des fonds Évolution en provenance de la Caisse de dépôt et sur l’absence de contrôle de l’AMF », estime-t-il.
À la lumière de cette affaire, l’ADQ souhaite l’adoption de peines encore plus dures dans les cas de fraudes financières.
Le juge Claude Leblond vient de condamner l'ex-président-directeur général de Norbourg à 12 ans moins un jour de prison et à verser une amende de 255 000 $.


