Le lundi 13 février 2012

En hausse en 2007, mais la SCHL prévoit un ralentissement

10 janvier 2008 | 04h00
Journal de Montréal 
Le total de 23 233 constructions est cependant en deçà des 25 000 que la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) avait anticipé. © Photo Corbis/Rick Barrentine
Alain Bisson
Le Journal de Montréal

Après deux années consécutives de baisses, le nombre de mises en chantier résidentielles a progressé de 2 % en 2007 dans la grande région montréalaise, malgré un très anémique dernier trimestre.

Le total de 23 233 constructions est cependant en deçà des 25 000 que la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) avait anticipé.

«Une hausse de 2 % est tout de même très intéressante et reflète un contexte très favorable qui a permis au marché résidentiel de bien se tirer d’affaires», a commenté Sandra Girard, analyste principale de marché de la SCHL, au cours d’un entretien.

En fait, ce sont les trois derniers mois de l’année 2007 qui ont déjoué les pronostics de l’organisme gouvernemental.

Le nombre de mises en chantier affichait une augmentation de 17 % depuis le début de l’année lorsqu’est arrivé le mois d’octobre.

Il a ensuite connu une régression de 30 % pour les trois derniers mois de l’exercice comparativement à 2006.

Pour le seul mois de décembre, le nombre de constructions d’immeubles locatifs a chuté de 704 à 124, et celui des copropriétés, de 646 à 543.

Selon Mme Girard, il ne faut pas y voir une indication « que ce segment de marché est mal en point », puisqu’il est volatil de nature.

Les résidences pour aînés

Pour l’année, seule la catégorie des copropriétés enregistre une baisse avec un nombre de mises en chantier qui est passé de 8050 à 7361. Les autres secteurs - la propriété absolue (unifamiliales et jumelées) et la location - revendiquent des hausses.

Dans un commentaire publié hier, l’économiste Chantal Routhier, de Desjardins, note qu’un « boom sans précédent » des résidences pour personnes âgées explique en partie la vigueur de la construction à l’échelle québécoise.

Selon Kevin Hughes, économiste principal de la SCHL, la crise hypothécaire américaine a eu peu d’impacts au Québec en 2007, mais elle pourrait inciter les institutions prêteuses à resserrer les cordons de la bourse en 2008. « Si la crise s’étend à l’économie générale américaine, ça pourrait avoir un effet indirect ici », a-t-il soumis.

Les experts de la SCHL voient d’ailleurs un ralentissement dans leur boule de cristal pour 2008. Ils sont à réviser à la baisse leur prévision de 23 500 mises en chantier précédemment établie.

« Il y aura un ralentissement, surtout du côté locatif, mais le niveau de mises en chantier sera encore considéré élevé », a avancé Sandra Girard.

Desjardins et la Banque Nationale s’attendent également à un repli en 2008.

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